À la télé ce mardi soir : comment vivrons-nous en 2030 ?

Durant deux soirées sur Tipik, Laurent Mathieu questionne notre futur proche. Premier volet ce mardi avec le logement.

Marc Uytterhaeghe
 Laurent Mathieu s’est penché sur l’avenir du logement. «En 2050, on ne pourra plus construire sur des terrains non-bâtis.»
Laurent Mathieu s’est penché sur l’avenir du logement. «En 2050, on ne pourra plus construire sur des terrains non-bâtis.» ©RTBF

À quoi ressemblera la vie en Belgique en 2030 ? Au cours de deux soirées thématiques, le journaliste Laurent Mathieu - présentateur des journaux télévisés du week-end sur La Une, en alternance avec Mariam Alard - va tenter d’apporter quelques réponses. "J’avais vraiment envie de refaire du reportage de terrain, nous dit-il. Il y a eu un appel à projets pour la chaîne Tipik et j’en ai parlé avec un ami qui a une boîte de prod’ qui s’appelle Tchic Tchac (NDLR : qui produit Internet Show, Le Débrief, Les Belges, toujours la frite!...). On a eu cette idée où l’on voulait se projeter en 2030. On voulait une date pas trop éloignée, car les choses changent tellement vite… Cela aurait encore été plus compliqué de dire à quoi va ressembler le monde dans vingt ou trente ans. Soyons raisonnables."

Le 1er numéro sera diffusé ce mardi soir s’intéresse au logement. "Ce que nous disent les experts, c’est que la jeune génération ne pourra clairement pas se loger comme celle de ses parents ou grands-parents, que ce soit pour des raisons économiques et/ou écologiques. En 2050, il sera même interdit de construire sur des terrains non-construits. Il faudra donc sans doute vivre dans des logements plus petits et dans des zones plus densifiées. Nous avons donc suivi plein de gens qui ont décidé de se loger de façon différente. Cela peut être des gens qui choisissent de construire eux-mêmes leur maison comme d’autres qui ont opté pour vivre dans des habitats groupés. Ce sont des solutions pour le futur."

Avec des masculinistes

Mardi prochain, c’est à l’égalité hommes-femmes que s’intéressera le magazine. Une notion qui a beaucoup évolué ces dernières années suite au mouvement #Metoo. "C’est un débat de société qui reste très clivant, note le journaliste. Et c’est ça qui nous a intéressés. Donc, on a d’abord voulu savoir où l’on en était dans les faits avant d’aller à la rencontre de gens plus radicaux, issus de la manosphère. On a même suivi un cours en ligne avec un masculiniste qui enseigne comment dominer les femmes. C’est assez fou! Nous avons aussi rencontré des collectifs féministes, avec qui tout le monde ne sera pas d’accord non plus. Mais l’idée est vraiment d’essayer de voir vers où on va..."

Laurent Mathieu l’avoue, creuser ces sujets à fait évoluer son opinion. "J’espère que ce sera le cas aussi pour les téléspectateurs. Et j’espère que je pourrai continuer ce genre de reportage par la suite. Je suis ravi de l’expérience."

Tipik, 20.05