Ce vendredi à la télé: Toutankhâmon ou la malédiction du pharaon

C’est à une légende tenace que s’intéresse le magazine « Le temps d’une histoire » : la malédiction liée au tombeau de Toutankhâmon.

La Rédaction de L'Avenir
 Si Toutankhâmon est célèbre pour les trésors retrouvés dans son tombeau, il l’est aussi pour la «malédiction» qui a suivi cette découverte.
Si Toutankhâmon est célèbre pour les trésors retrouvés dans son tombeau, il l’est aussi pour la «malédiction» qui a suivi cette découverte.

Le 4 novembre 1922, lorsque Lord Carnavon demande à son collègue Howard Carter: "Vous voyez quelque chose ?",celui-ci ne put que lui répondre: "Oui, des merveilles !"

L’anecdote, qui figure dans les mémoires de l’égyptologue Howard Carter, a nourri la légende de la plus exceptionnelle des trouvailles archéologiques du siècle dernier. après des années de fouilles infructueuses dans la Vallée des Rois, le duo britannique met au jour la tombe inexplorée de Toutankhâmon, obscur pharaon de la XVIIIe dynastie égyptienne. L’extrême richesse du tombeau – plus de cinq mille objets très bien conservés, dont un sarcophage composé de 110 kg d’or – dévoile la grandeur de ce jeune roi mort à l’âge de 18 ans, et dont le nom fut effacé de la lignée par ses successeurs.

Événements étranges

Si cette découverte fascine d’abord par les trésors qu’elle contient, ce sont principalement les événements étranges survenus après l’ouverture du tombeau qui ont fait de cette découverte un véritable mythe.

Lord Carnavon, par exemple, meurt à l’âge de 56 ans, le 5 avril 1923, dans l’une des suites de l’Hôtel Grand Continental du Caire où il est descendu. C’est le point de départ d’une rumeur tenace qui attribue la mort d’une série de personnes (pas moins de 27 !) liées de près ou de loin à la découverte du tombeau à la malédiction du pharaon.

Le professeur La Fleur, un archéologue canadien, décède en mai 1923. En septembre, c’est au tour du colonel Aubrey Herbert, demi-frère cadet de Goerge Herbert (alias Lord Carnavon). L’année suivante, en 1924, c’est au tour de Hugh Evelyn-White, l’un des archéologues du chantier, et Archibald Douglas Reed, le radiologue de la momie, de mourir…

Le créateur de Sherlock Holmes, Sir Arthur Conan Doyle, est l’un des premiers à propager cette rumeur. Autre auteur britannique à la mode à l’époque, Agatha Christie s’inspire même de la mort de Lord Carnavon et de cette soi-disant malédiction pour écrire une nouvelle – L’Aventure du tombeau égyptien – qui est publiée le 26 septembre 1923 dans la revue The Sketch au Royaume-Uni. En 1943, Hergé s’inspire aussi de cet épisode pour sa bande dessinée Les sept boules de cristal. De quoi entretenir la légende.

Aujourd’hui, si l’on regarde les faits objectivement, on constate qu’il n’y a rien d’irrationnel dans ces décès successifs. Mais la légende persiste…

La Une, 22.40