Ce jeudi à la télé : les mystères de la cité d’Angkor au Cambodge

Découverte sous la végétation en 1861, la cité d’Angkor, capitale khmer du IXe au XIVe siècle, a encore de nombreux secrets à révéler.

M.U.
 Des scientifiques continuent d’étudier le site archéologique, qui n’a sans doute pas encore livré tous ses secrets.
Des scientifiques continuent d’étudier le site archéologique, qui n’a sans doute pas encore livré tous ses secrets. ©© Windfall Films 

Au faîte de sa gloire, la cité d’Angkor, au Cambodge, était la plus grande métropole du monde avec près d’un million d’habitants. Redécouverte en 1861 par le naturaliste Henri Mouhot, celle qui fut la capitale de l’Empire khmer du IXe au XIVe siècle a encore de nombreux secrets à livrer.

Cette nouvelle enquête scientifique diffusée dans le cadre de la case Science grand format sur France 5 va nous permettre de découvrir toute l’étendue de l’Empire khmer, dont les vestiges sont aujourd’hui engloutis par la forêt.

Phénomènes météorologiques extrêmes

L’étude des systèmes hydrauliques complexes construits par cette civilisation permet d’éclaircir le mystère autour de la chute de l’empire. Composé de bassins (les barays) et de canaux, ce système a permis de collecter et de stocker l’eau des moussons pendant plusieurs siècles.

Mais des études récentes semblent démontrer que c’est ce système qui est à la base du déclin de la civilisation khmer et de la disparition d’Angkor dans la végétation luxuriante. Il semblerait en effet que ces systèmes d’irrigation et de stockage n’aient pas tenu le coup face à des phénomènes météorologiques plus extrêmes. C’est tout d’abord plusieurs périodes de sécheresse qui frappent le royaume à la fin du XIV siècle. Suivent ensuite de grandes périodes de pluies violentes qui finissent par éroder le réseau, dont les connexions sont finalement coupées. Alors que les inondations détruisent les infrastructures, la cité d’Angkor finit par disparaître. En 1431, elle est prise d’assaut par l’armée siamoise et la plupart des temples sont ensuite engloutis par la jungle, tandis que certains demeurent des sites religieux importants pour les Khmers. Afin de les cartographier, les scientifiques vont avoir recours à la technique du Lidar en 3D.

Au cours de cette enquête, on verra aussi les archéologues explorer Mahendraparvata, découverte en juin 2013 par l’Australien Damian Evans et qui a sans doute servi de prototype à l’édification d’Angkor. On visitera aussi l’ensemble de temples Vat Phou au Laos, site de pèlerinage des rois khmers, et la cité de Koh Ker qui aurait succédé à Angkor au XVIIIe siècle.

France 5, 21.00