Kody nous fait des révélations: «J’ai failli être lassé du Grand Cactus ces deux dernières années» (vidéo)

L’humoriste du Grand Cactus (Tipik) présentera son nouveau show le 21 octobre au Forum de Liège, dans le cadre du Voo Rire.

Thomas Longrie

Kody, qu’on aperçoit dans le Grand Cactus (Tipik), dit un grand " oui " à la vie, dans son nouveau spectacle qu’il présentera le 21 octobre au Forum de Liège ( www.voorire.be).

Kody, que nous réservez-vous au Voo Rire?

Je viens avec un nouveau spectacle que je n’ai pas encore vraiment joué. C’est une série de notes, de réflexions qui me sont arrivées ces deux, trois dernières années. Je n’évoque pas forcément le Covid, parce que tout le monde le fait. Je parle par exemple de mon addiction au téléphone portable, de mon abjection pour les groupes WhatsApp. J’évoque la disparition de mon père de manière subtile, pas trop larmoyante. Je parle de mon indécision maladive, du fait que je suis parfois anxieux et de mon incapacité à dire "non". D’où le nom de mon spectacle. J’avais envie de proposer un nouveau spectacle, parce que ça fait longtemps. Et ce que j’aime ici, c’est que le show est vivant. Avec le stand-up, on n’est pas obligé de raconter une histoire avec un fil conducteur. On peut raconter des tranches de vie. Je fais un peu comme je veux. Et je serai aussi, toujours dans le cadre du Voo Rire, le 20 octobre au Forum, dans Le Gala de Martin et ses amis. Avec mes amis du Grand Cactus.

Parlons du Grand Cactus. Ça ne vous lasse pas?

Non, pas encore. J’ai failli être lassé ces deux dernières années, mais le Covid nous a donné un second souffle avec de nouveaux sujets à traiter. On entame la 8e année, et je pense qu’il y a encore pas mal de choses à faire. Il y aura la Coupe du monde assez controversée cette année, des sujets à défendre, à traiter.

Vous avez un projet avec Pablo Andres ?

Dans le cadre de cette Coupe du monde, Pablo, grand fan de foot, et qui est un frère pour moi, m’a dit qu’on pourrait faire une fête autour du foot, en soutenant les Diables et en y mêlant de l’humour. Ce sera un grand rassemblement (le 13 novembre, au Cirque Royal) dans lequel on va inviter des copains qui aiment le foot, des humoristes, et peut-être solliciter deux trois Diables rouges, voire tous. On proposera un plateau d’humour en parlant de foot et de belgitude.

C’est un métier que j’ai envie de faire toute ma vie.

Aujourd’hui, quelle est votre plus grande satisfaction ?

Depuis que je suis humoriste, c’est de pouvoir vivre de ce métier. Parce que ce n’est pas évident. Quand on démarre, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. C’est un métier que j’ai envie de faire toute ma vie. D’ailleurs, je regarde beaucoup les humoristes américains. Les plus grands sont ceux qui ont la cinquantaine. Quand ils sont au sommet de leur art. ça donne de l’espoir sur le fait qu’on peut faire ce métier très longtemps en restant moderne et impertinent. Après, j’aimerais le faire sous différentes formes: le cinéma, la TV et la scène. Avec la scène, la réaction du public est immédiate. C’est exceptionnel.

Vous avez signé chez Creative Artists Agency (CAA), l’agence la plus prestigieuse d’Hollywood.

Une opportunité pareille, cela ne se refuse pas. J’avais fait deux expériences aux Etats-Unis. À cette occasion, j’ai pu rencontrer une Belge dans cette agence mythique qui m’a demandé de les rejoindre. Ce que j’aime, ce sont les opportunités qu’offre ce pays. Les Américains rêvent grand, et on peut se permettre de rêver grand et de concrétiser des choses. Alors, je ne rêve pas de percer aux États-Unis, ce qui me ferait rêver ce serait de travailler avec les Américains.