Canal+ suspend la chaîne «Jacquie et Michel», dont le propriétaire est suspecté de viol

Canal+ a suspendu la diffusion de la chaîne porno « Jacquie et Michel TV » sur ses bouquets après la mise en examen (inculpation) pour complicité de viol vendredi du propriétaire du site du même nom, a annoncé lundi le groupe.

Belga
 Le groupe Canal+ n’a pas souhaité préciser combien de personnes étaient abonnées à la chaîne.
Le groupe Canal+ n’a pas souhaité préciser combien de personnes étaient abonnées à la chaîne. ©© Twitter

"Compte tenu des éléments d’actualité concernant le groupe éditant la chaîne Jacquie et Michel TV et dans l’attente d’informations complémentaires, le groupe Canal+ a décidé d’en suspendre la diffusion", indique ce dernier dans un communiqué. Cette suspension "est effective en France depuis vendredi 17 juin".

Sollicité par l’AFP, le groupe Canal+ n’a pas souhaité préciser combien de personnes étaient abonnées à la chaîne. Elle avait été lancée le 23 juin 2020 et était diffusée en exclusivité sur les bouquets de Canal+. Incluse dans l’offre la plus complète (Intégrale+) et intégrée au sein d’un pack de chaînes pour adultes à 18 euros par mois, "Jacquie et Michel TV" était également disponible en option seule à 6 euros par mois.

Selon le descriptif des offres Canal+, "Jacquie et Michel TV" était diffusée "tous les jours, de minuit à cinq heures du matin", et proposait des vidéos amateurs ainsi que des reportages et interviews sur le monde du porno.

Interpellé le 14 juin avec son épouse et trois hommes dans le cadre d’une vaste enquête sur des soupçons de dérives dans le porno amateur, le propriétaire du site "Jacquie et Michel", Michel Piron, 64 ans, a été mis en examen vendredi pour complicité de viol et traite d’être humain en bande organisée.

L’avocat du groupe Arès, présidé par M. Piron et détenteur du site pornographique, a affirmé qu’il était reproché à M. Piron "des faits - contestés - concernant une seule plaignante, en 2013".

Fondé en 1999, "Jacquie et Michel" a bâti son succès sur l’achat à petits prix de vidéos amateur en France, avant de professionnaliser peu à peu sa production pour en venir à concurrencer Dorcel parmi les leaders de l’industrie pornographique.