Le ciel est leur "terrain de jeu"

Les enquêteurs du BEA, chargés de faire la lumière sur les crashs aériens, ont autorisé des caméras à filmer leur travail de l’intérieur.

Le ciel est leur "terrain de jeu"
Le réacteur d’un Airbus reliant Paris à Los Angeles avait explosé en plein vol, en septembre 2017. Les enquêteurs l’ont retrouvé deux ans plus tard. ©© Elephant Adventures

Du Rio-Paris, abîmé dans l’Atlantique le 1er juin 2009 et qui reste à ce jour le plus meurtrier de l’histoire de la compagnie aérienne Air France (228 morts, parmi lesquels les 216 passagers), au crash de la GermanWings survenu dans les Alpes le 24 mars 2015 (150 morts), ces gens-là sont appelés dans le monde entier pour enquêter puis déterminer les causes des accidents aériens, et ceci afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent.

Les enquêteurs français du BEA (pour "Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile") sont considérés parmi les meilleurs au monde. Avions de ligne, de tourisme, hélicoptères, ULM ou encore montgolfières: ils enquêtent sur tout ce qui vole.

Pour la première fois, ils ont autorisé des caméras à filmer leur travail de l'intérieur. Une expérience qui trouvera son épilogue, ce soir, avec la diffusion, sur France 5 et dans le cadre de l'émission de vulgarisation scientifique de France Télévisions Science grand format, d'un documentaire intitulé Les enquêteurs du ciel.

Électroniciens, météorologues, mais aussi ophtalmologistes ou acousticiens: tous ces métiers sont concernés par ces missions aussi sensibles que particulières. Des professionnels qui sont capables de déterminer les causes d’un accident à partir, bien souvent, d’infimes détails: le filament d’une ampoule, un petit morceau de carlingue, le rythme de respiration des pilotes enregistré dans le cockpit. Tous témoignent et racontent leurs enquêtes par le détail.

Scientifiques… et aventuriers

Ces scientifiques d’un genre à part se doublent d’aventuriers: ils doivent souvent chercher les pièces à conviction dans des lieux a priori inaccessibles: des jungles, fleuves, déserts, ou encore des montagnes…

Ce film nous emmène ainsi dans les immensités enneigées du Groenland, à la recherche d’un réacteur perdu en vol par un Airbus A380 d’Air France – il avait explosé en septembre 2017 durant un vol qui reliait Paris à Los Angeles et a été retrouvé sous quatre mètres de neige deux ans plus tard, en juillet 2019 – et retrace parallèlement d’autres enquêtes étonnantes. Une immersion captivante dans une réalité peu connue.

France 5, 21.00