Richard, Cœur de Lion et guerrier

La véritable histoire de Richard Cœur de Lion est plus guerrière que celle véhiculée dans "Robin des Bois". Stéphane Bern nous la livre en détail.

Richard, Cœur de Lion et guerrier
Au-delà des Croisades, Richard 1er, dit Cœur de Lion, a vécu un règne plein de bruit et de fureur. ©© Laurent Menec – SEP

Ce lundi soir, Stéphane Bern nous emmène, au XIIe siècle, à la rencontre de Richard Ier d’Angleterre, surnommé Richard Cœur de Lion, le roi chevalier par excellence. Si son nom nous rappelle Robin des bois, sa véritable histoire, pleine de bruit et de fureur, qui nous entraîne dans les châteaux du Périgord à l’abbaye de Fontevraud en passant par la Sicile normande et la terre sainte, n’a pas grand-chose à voir avec les romans de notre enfance.

Élevé à Poitiers, la capitale de l’Aquitaine, Richard voue une véritable passion à sa mère, la célèbre Aliénor, qui règne sur cette province immense, fière et mystérieuse, entourée de ses troubadours… Mais c’est contre son père Henri II, autoritaire et lointain, qu’il fait ses premières armes, à l’occasion d’une révolte familiale.

À peine roi, il s’embarque pour la croisade avec Philippe Auguste de France, auquel il est lié par une amitié ambiguë… Tandis que Richard multiplie les exploits contre le redoutable Saladin, en Angleterre, son petit frère Jean, surnommé Jean sans terre, tente de s’emparer du pouvoir. Pour Richard, c’est le temps du retour. En 1194, il rattrape son frère qui s’est réfugié en Normandie. Malgré sa tentative de coup d’État, Richard finit par lui pardonner, estimant qu’il était jeune (27 ans à l’époque) et surtout mal conseillé. Il lui confisquera cependant ses terres, à l’exception de l’Irlande.

Reconquête et mort

Ensuite vint le temps de la reconquête. Richard se mit en tête de reprendre les forteresses que Philippe II avait conquises alors qu’il était en croisade. Il fut aidé dans sa tâche par Jean, qui commanda en 1195 un siège victorieux contre le château d’Évreux. Il s’érigea ensuite comme un grand défenseur de la Normandie contre les attaques répétées de Philippe II. Face à cette grande loyauté, Richard lui rendit ses titres de comte de Gloucester et de Mortain.

La guerre contre Philippe-Auguste se poursuit pendant de longues années, jusqu’à ce jour très spécial de mars 1199, devant la petite forteresse de Chalus en Limousin, où son destin de roi chevalier bascule.

Atteint par un carreau d’arbalète, Richard 1er meurt le 6 avril 1199, victime de la gangrène. Son cœur embaumé est enfermé dans un reliquaire et enterré dans un tombeau surmonté d’un gisant à son effigie en la cathédrale de Rouen.

France 3, 21.10