Une drôle de ville posée sur l’eau

Pour cette nouvelle saison, «Drôles de villes pour une rencontre» s’arrête à Venise, la ville où on a appris à vivre les pieds dans les canaux.

Une drôle de ville posée sur l’eau
À Venise, on ne fait rien comme ailleurs. Les bateaux ont remplacé les bus, les voitures et les vélos. ©TOURNEZ S’IL VOUS PLAIT

L’homme est attiré par la ville. Les deux tiers de la population mondiale s’y entasseront d’ici 2030. Partout sur la Terre, des villes grandissent, poussent n’importe où malgré des conditions climatiques ou géographiques qui paraissent insurmontables. Des hommes y créent leur territoire, s’y acclimatent et finissent par en faire des nids douillets. La journaliste Alexandra Alévêque va expérimenter la vie quotidienne aux côtés des habitants de ces extraordinaires villes, aux quatre coins de la planète. Le premier épisode de cette nouvelle saison débarque à Venise, autour de la lagune, son chapelet de 119 îles et ses 435 ponts qui traversent des centaines de canaux.

Créée au VIIe siècle, Venise est une destination de carte postale. Mais derrière le décor de rêve du palais des Doges, se cache une ville difficile à vivre. Ils ne sont plus que 50 000 Vénitiens à habiter dans la sérénissime. Ils désertent parce que c’est très cher et fatigant de vivre dans une ville posée sur l’eau. Les personnes âgées, notamment, s’en vont car chaque geste du quotidien est plus compliqué qu’ailleurs.

Pas de voiture, de vélo ou de terrain de sport

Mais ils ont su s’adapter. Les éboueurs passent, par exemple, chez les habitants les plus âgés pour récupérer leurs poubelles.

Quand on se promène à Venise, il n’est pas étonnant de croiser des gens équipés de caddie, l’accessoire indispensable de tout vrai Vénitien. Sans voiture ni vélo, c’est la meilleure technique pour faire ses courses.

L’avantage, c’est que même en heure de pointe, c’est zen: pas de bruit de klaxon. Peut-être quelques injures, tout de même... nous sommes en Italie.

À Venise, il n’y a pas non plus de terrain de sport pour les enfants, alors la seule alternative pour remplacer le foot, c’est la Voga, ces bateaux à rames typiques.

Au-delà de ces amusantes anecdotes, Venise ce sont aussi des marées qui provoquent des inondations plus impressionnantes d’année en année. Mais là encore, l’homme s’est adapté.

En témoigne la construction du MOSE qui ferme la lagune en cas de marée. Il a fonctionné en 2020 pour la première fois et représente une lueur d’espoir pour les Vénitiens.

France 5, 20.50