Haemers, destin de braqueurs

«Devoir d’enquête» rediffuse ce soir l’interview de Denise Tyack, l’ex-compagne de Patrick Haemers, ex-ennemi public no 1.

Haemers, destin de braqueurs
patrick haemers destin de braqueurs ©RTBF

«Patrick Haemers n'est pas mort.» Encore aujourd'hui, certaines personnes croient que cette figure du banditisme belge des années 80 et 90 a mis en scène son suicide pour échapper à la justice, couler des jours heureux à l'autre bout du monde et éviter de révéler des informations sensibles. C'est bien connu, on ne prête qu'aux riches. Et la carrière de malfrat de Patrick Haemers a été tellement émaillée de faits de grande ampleur que cette énième péripétie semble crédible pour certains. Ce n'est évidemment pas la thèse présentée ce soir par les équipes de Devoir d'enquête, qui ont rencontré Denise Tyack, l'épouse de Patrick Haemers. Dans un récit qui donne le frisson, elle raconte sa vie avec le braqueur, sa crainte qu'il ne soit tué dans une attaque, leur cavale au Brésil, et leur soif insatiable d'argent. Cette course effrénée aux millions va les amener, en janvier 1989, à organiser l'enlèvement de Paul Van den Boeynants, ancien Premier ministre. Traqués par toutes les polices du Royaume, les membres de la bande seront arrêtés les uns après les autres. L'ennemi public n° 1 sera finalement emprisonné au Brésil puis en Belgique. Mais il ne sera jamais jugé. Patrick Haemers se suicidera en 1993, peu avant l'ouverture de son procès.