Tomorrowland et la Sabam mettent un terme à leur conflit grâce à un partenariat

La Sabam et We Are One World, la société derrière le festival Tomorrowland, ont conclu un accord sur la rémunération des auteurs et des compositeurs, annonce ce jeudi la société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs. Cet accord met un terme à un long conflit.

Belga
 Désormais, la Sabam utilisera la technologie du «fingerprinting» afin que la musique diffusée à Tomorrowland puisse être reconnue automatiquement.
Désormais, la Sabam utilisera la technologie du «fingerprinting» afin que la musique diffusée à Tomorrowland puisse être reconnue automatiquement. ©Photo News

Le différend entre les deux parties remonte à l’édition 2010. Tomorrowland avait à l’époque payé une facture à la Sabam sur base de la vente de 8.000 tickets. "Nous étions surpris car nous avons lu dans les médias que le festival avait été un grand succès."Les 120.000 tickets de l’événement avaient en effet été vendus", déclarait quelques années plus tard un porte-parole de la société de droit d’auteur. 

Les organisateurs de Tomorrowland n’ayant pas voulu lui donner un certain nombre de précisions à ce sujet, la Sabam avait alors saisi les tribunaux. La société des droits d’auteur avait pu nommer, dans la foulée, un expert indépendant pour inspecter les comptes 2010, 2011 et 2012 du festival. Il est apparu à ce moment-là que les déclarations effectuées par le festival ne correspondaient pas aux comptes. Et les organisateurs avaient, finalement, accepté de payer une partie de la différence à la Sabam.

En 2013, Tomorrowland avait décidé de jouer cartes sur table avec la Sabam, mais le festival avait ensuite contesté les factures, les jugeant trop élevées.

Désormais, la société des droits d’auteur utilisera la technologie du "fingerprinting"afin que la musique diffusée à Tomorrowland puisse être reconnue automatiquement. "De cette façon, des listes de lecture complètes et exactes seront établies et les droits d’auteur seront répartis de manière plus précise", peut-on lire dans le communiqué.

"Nous sommes ravis que, grâce à la concertation et à un dialogue ouvert, nous soyons parvenus à une collaboration constructive. Nous nous engageons à être un partenaire fiable en soutenant les talents créatifs avec Tomorrowland", a commenté Steven De Keyser, CEO de la Sabam.