Passenger entre solitude et espoir

Passenger noie sa tristesse et sa mélancolie et se soigne en écrivant un bel album sur fond de rupture.

Fanny Guillaume

Ceux qui y étaient, s'en souviennent forcément. Par un bel après-midi de juillet 2014, le ciel s'est soudain assombri et la pluie s'est mise à tomber. Un beau gros crachin. Sur la plaine de Werchter, des milliers de festivaliers cherchant à se protéger ont trouvé refuge sous la tente du Klub. Sur scène, il n'y a qu'un jeune homme barbu, pieds nus avec sa guitare… Mike Rosenberg, alias Passenger, n'en croit pas ses yeux: «Il pleut, c'est ça? Je me disais aussi que ça faisait du monde d'un seul coup», confie-t-il à la foule dans un grand éclat de rire.