«Moondancer», un album en forme de suite

Dans son deuxième album en trio, le guitariste Julien Tassin invite l’auditeur à se faire sa propre histoire. Une vraie réussite.

Jean-Pierre Goffin

Depuis son adolescence, Julien s'intéresse au rock, au blues et au jazz dans une famille où la musique prend de la place: «On écoutait pas mal de Jimi Hendrix, mais aussi le jazz, il n'y avait pas vraiment de barrière musicale. La diversité est dans ma culture.» La preuve? Julien est aussi le guitariste du groupe de rap alternatif run SOFA. Il cite les Beatles, «incontournables», mais aussi Kurt Cobain ou Björk, avant de se plonger dans les guitaristes de jazz: «C'est une influence qui est venue plus tard, comme Marc Ribot ou Bill Frisell, Scofield aussi. Ce que j'aime chez ces guitaristes, c'est qu'ils repoussent les limites de la guitare dans les sonorités; j'aime beaucoup Derek Bailey par exemple, qui travaille les textures. Toutes ces influences font qu'on va vers une autre musique.»