«Le métier de parolier est voué à disparaître»

En presque quarante ans de carrière, Miossec a assisté à l’évolution du monde de la musique. Sans être pessimiste, il constate qu’il est effectivement un rescapé d’une époque.

«On me demande encore d’écrire, mais rarement, et je n’ai pas envie de faire des textes sur des musiques qui ne me plaisent pas. Le métier de parolier est voué à disparaître. Il n’y a plus d’interprètes, c’est une espèce en voie de disparition. Aujourd’hui tout le monde fait tout: écrit, compose les musiques. Du coup, il n’y a peut-être pas un niveau de parole génial partout. Mais ils sont obligés parce que l’économie a changé. Si l’interprète n’écrit pas ses chansons, il ne touchera pas les droits de la Sabam, il ne touchera que pour les concerts.»