Atteint de Parkinson, Neil Diamond annonce mettre fin à sa tournée

Le chanteur et compositeur américain Neil Diamond a annoncé lundi qu’il cessait immédiatement ses tournées parce qu’on lui avait diagnostiqué la maladie de Parkinson.

Atteint de Parkinson, Neil Diamond annonce mettre fin à sa tournée
Neil Diamond a dû mettre fin à sa tournée. ©Reporters/Abaca

Suivant le conseil de son médecin, ce natif de Brooklyn qui fêtera mercredi ses 77 ans ne se rendra pas en mars en Australie et en Nouvelle-Zélande où il devait donner des concerts à l’occasion du 50e anniversaire du début de sa carrière. Dans un communiqué, l’artiste déclare toutefois qu’il a l’intention de «rester actif encore longtemps dans l’écriture, l’enregistrement et d’autres projets».

«C’est avec beaucoup de réticence et de déception que j’annonce que je me retire des tournées de concerts. J’ai été tellement honoré de présenter mes spectacles au public au cours des 50 dernières années», écrit Neil Diamond, présentant ses excuses aux fans qui attendaient les spectacles à venir.

Le chanteur avait déjà donné 55 concerts dans le cadre de sa tournée du 50e anniversaire de sa carrière, chantant devant des salles combles à travers l’Amérique du Nord et l’Europe.

Dans un clin d’œil à «Sweet Caroline», l’une de ses chansons les plus célèbres, le compositeur a remercié ses fidèles fans en écrivant à propos de son parcours artistique: «Cette ballade a été + si bien, si bien, si bien + grâce à vous».

Neil Diamond, qui avait abandonné ses études dans à New York University pour entamer une carrière de compositeur pour des stars comme le groupe The Monkees. C’est lui qui, par exemple, a composé en 1966 I’m a Believer, que l’on retrouvera par la suite dans la B.O. du film Shrek. Neil Diamond la chantera lui aussi en 1967.

Il a acquis ensuite une célébrité personnelle à la fin des années 60 après avoir émergé de la scène folk, grâce à des chansons comme Sweet Caroline ou Holy Holy.

Au début des années 70, son succès se prolonge grâce son album Stones, sur lequel on retrouve des morceaux originaux mais aussi quelques reprises comme Suzanne de Leonard Cohen ou If you go away, version anglaise de Ne me quitte pas de Jacques Brel.

Mais la consécration internationale, il la doit à la B.O. du film Jonathan Livingston Seagull (Jonathan Livingston le goéland) de Hall Bartlett, sorti en 1973, dont il est l’auteur-compositeur-interprète et pour laquelle il reçoit un Grammy Award.

Il connaîtra encore le succès en 1976 avec l’album et le single Beautiful Noise.

Sa carrière prendra ensuite une tournure essentiellement américaine, avec des prestations dans les casinos de Las Vegas et de nombreux albums qui rencontreront encore pas mal de succès, mais essentiellement aux USA.

En 2011, il entrera au Rock and Roll Hall of Fame, le Panthéon du rock, en même temps que Paul Simon.

Neil Diamond doit être de nouveau honoré dimanche en recevant un trophée pour l’ensemble de sa carrière aux Grammy Awards, les prix américains de la musique.