Depeche Mode : black spirit

Sur «Spirit», Depeche Mode s’inquiète de la tournure du monde. Et avec James Ford aux manettes, ils sortent un album oppressant et sombre.

Marc Uytterhaeghe

Pas de concessions. Pour son quatorzième album studio, Depeche Mode hisse le drapeau noir, symbole de mort mais aussi de rébellion. Ce n'est pas pour rien si le single qui a lancé cet album s'intitule Where's the Revolution? Le trio anglais tape d'emblée sur le clou sur Going Backwards («Reculer») avec cette strophe: «Nous pouvons tout suivre avec les satellites, voir tout en clair, voir les hommes mourir en temps réel, mais nous n'avons rien à l'intérieur, nous ne sentons rien à l'intérieur.»