José Van Dam au théâtre : « Je suis un homme nouveau »

Il ne sera guère restéloin des planches.Mais cette fois, c’est sur une scène de théâtre que José Van Dam va retrouver son public.

Marie-françoise Gihousse
José Van Dam au théâtre : « Je suis un homme nouveau »
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Ce n’est pas un petit nouveau, pourtant le 22novembre prochain, il va faire ses débuts au Théâtre royal du Parc de Bruxelles! Le célèbre baryton-basse belge, José Van Dam se lance sur les planches après toute une carrière consacrée au chant et à l’opéra.

Le théâtre c’est un vieux rêve ou une nouvelle étape ?

Quand j’ai terminé Le maître de musique, le film de Gérard Corbiau, j’avais dit que si un jour on me proposait un rôle où on ne chante pas, ça ne me déplairait pas. Le temps a passé… Voici deux ans, Thierry Debroux (NDLR, directeur du Théâtre du Parc) m’a contacté pour me proposer de jouer dans son théâtre, une pièce qu’il écrirait en partie pour moi. J’ai dit oui, pour le plaisir mais aussi parce que j’estime que Le Parc est un bon théâtre, adapté à la ville de Bruxelles.

Vous ne chantez pas alors ?

Et si. En fait la première partie de la pièce est chantée. Il y a d’ailleurs un piano et un orchestre de 5 musiciens. La scène ici possède une fosse. Mais la deuxième partie n’est pas chantée et ça me plaît.

La pièce met en scène une famille de magiciens dont vous êtes le père. C’est facile la magie ?

Pour moi c’était nouveau. Et c’est plus ou moins facile… Pierre Dherte qui joue le rôle de mon fils est, lui, un vrai magicien. Je l’ai connu quand il avait dix ans. Il habitait Ath comme moi. Il a d’abord travaillé comme magicien puis il est également devenu acteur. Il m’a enseigné des tours. J’ai aussi un coach, Luc Poppe. Je réalise de « vrais » tours sur scène comme transformer un des personnages en lapin ! J’ai dû signer un contrat de confidentialité. Je ne peux pas révéler les trucs utilisés !

L’opéra, le théâtre, deux mondes très différents ?

Pour moi non. Un chanteur d’opéra, c’est un comédien qui chante. D’autant qu’aujourd’hui, un chanteur d’opéra doit aussi être un bon comédien. Ce n’était pas le cas auparavant où le jeu sur une scène d’opéra n’était pas primordial. Ce qu’on peut peut-être constater c’est que l’opéra demande plus de rigueur, ne serait-ce que par le nombre de personnes impliquées, les figurants, les chœurs… Il est aussi plus difficile d’être un bon comédien quand on est chanteur et qu’on doit, par exemple, mourir pendant dix minutes…

Vous avez quitté l’opéra voici deux ans. Pas de regrets ?

L’opéra, c’est 75% de 50 années de ma vie ! Le changement est donc énorme. Mais je ne regrette rien et ça me permet de découvrir d’autres choses comme ici. J’aime aussi beaucoup l’enseignement. Une semaine par mois, je suis à la Chapelle Reine Élisabeth. Les débuts, voici six ou sept ans, ont été un peu difficiles. Mais maintenant, j’ai une très bonne classe. Je prépare 6 ou 7 jeunes chanteurs pour le Reine Élisabeth 2014.

Vous êtes un homme heureux ?

Très heureux de ma nouvelle vie. Je peux affirmer comme le dit à un moment mon personnage dans cette pièce « Je suis un homme nouveau ». ¦

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