Lit de camp face à l'éléphant: Christophe Boltanski passe la nuit dans l’Africa Museum

Parcourant les salles du musée de Tervuren, Christophe Boltanski revient, dans " King Kasaï ", sur Léopold II et l’histoire du Congo belge.

Michel PAQUOT
 Grand reporter, Christophe Boltanski a écrit trois romans, dont «La cache».
Grand reporter, Christophe Boltanski a écrit trois romans, dont «La cache». ©© Ph. MATSAS/Éditions STOCK

Depuis la réouverture en 2018 de l’Africa Museum avec une surface d’exposition qui a quasiment doublé de volume, l’entrée se fait par un couloir souterrain partant d’un bâtiment annexe. Jusque-là, c’est par la rotonde que l’on pénétrait dans ce vaste édifice inauguré en 1910, qui s’est appelé Musée du Congo belge puis Musée royal de l’Afrique centrale au lendemain de l’indépendance de la colonie belge. Cet espace circulaire est symbolique du considérable réaménagement qu’a connu ce lieu dédié au colonialisme et à Léopold II dont le buste, qui trônait en son centre a été déménagé dans une vitrine non loin. Il a été remplacé par deux œuvres en bois de l’artiste congolais Aimé Mpane. Et les statues véhiculant des stéréotypes racistes, impossibles à déplacer, ont été dissimulées derrière des voiles.

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