«Soleil amer» et regard désenchanté

Dans son deuxième roman, Lilia Hassaine, également chroniqueuse télé, raconte avec lucidité la difficile intégration des Algériens en France.

Michel paquot

À l'avant-dernière page du roman, l'un des personnages parle de sa fille née au début des années 90 qui écrit des romans. Lilia Hassaine, née en 1991, assure qu'il ne s'agit pas d'elle. Même si Soleil amer suit, entre 1964 et 1987, une famille algérienne issue des Aurès, comme la sienne. L'histoire racontée s'appuie néanmoins sur des faits réels. Déjà mère de trois filles, Naja, qui a rejoint à Paris son mari Saïd ouvrier dans l'automobile, met au monde des jumeaux.