Michèle Sarde rompt le silence familial

De Salonique à Paris, la romancière suit sa famille juive séfarade sur plusieurs générations jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Michel PAQUOT

«Dire mon enfance, c'était dire l'Occupation.» C'est pourquoi, longtemps, Michèle Sarde s'est tue. D'autant plus qu'elle ne connaissait qu'imparfaitement son histoire familiale. Née en 1939 en Bretagne et scolarisée dans une congrégation religieuse parisienne où on lui enseigne que les responsables de la mort de Jésus sont «les Juifs perfides», elle est baptisée à 8 ans. Mais ne peut faire sa communion trois en plus tard à cause de sa judéité qui lui est pour la première fois révélée. La fillette se sent «excommuniée ». Occultant et le christianisme, et le judaïsme, elle deviendra «traître aux deux». Avant d'essayer de comprendre.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.