Place à la « Jeunesse de Thorgal »

Il fallait bien que ça arrive : comme tous les autres pans de notre économie, le secteur de l’édition, et plus particulièrement de la bande dessinée, est lui aussi touché par la crise. Pas encore de plein fouet, comme en attestent les chiffres 2012, plutôt positifs. Mais concrètement quand même. La preuve : plutôt que de lancer de nouvelles séries ambitieuses, les grandes maisons préfèrent miser sur leurs grands classiques. Quitte, pour minimiser les risques, à en offrir des versions dérivées. C’est le cas du Thorgal de Rosinski depuis le lancement des Mondes de Thorgal. Des séries parallèles à l’originale, et qui se proposent de suivre le destin d’autres personnages emblématiques de la saga viking. Et après Kriss De Valnor (trois tomes déjà) et Louve (2 tomes), place à la Jeunesse de Thorgal avec la sortie, vendredi, des Trois sœurs Minkelsönn, premier volet de ce nouveau spin off.

Mi. D.
Place à la « Jeunesse de Thorgal »
CV_JEUNESSETHORGAL_01_FR.indd

Et ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un ersatz qu'il faut pour autant le bouder. Mieux: plus encore que Sente dans Kriss De Valnor, Yann retrouve, avec ce bain de jouvence, l'esprit de la série imaginée par Jean Van Hamme. S'appuyant habilement sur la même mythologie scandinave que son aîné, il remet en selle certains personnages oubliés (comme Bjorn, le frère d'Aaricia et ennemi juré de Thorgal, disparu dès le tome 2, L'île des mers gelées), il lance celui qui n'était alors qu'un jeune scalde mis au ban du peuple viking dans un dangereux périple. Le but: délivrer les trois baleines capturées par Bjorn et ses sbires, lesquels se verraient bien les dépecer pour mettre faim à la famine ambiante. Mais Thorgal, plus que jamais dans les secrets des dieux, apprend qu'il s'agit en fait des sœurs Minkelsönn, trois jolies blondes transformées en cétacés par la déesse Frigg, l'épouse d'Odin. Et entend bien le prouver…

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...