Un monde au bord de l'explosion

Menaces islamistes et services secrets français sont au menu de «Citoyens clandestins», un roman d'espionnage dans la meilleure tradition du genre.

Michel PAQUOT

A vec ses sept cents pages, voici le plus gros roman jamais publié dans la mythique Série Noire. Le voyage vaut la peine, même si, à l'arrivée, la noirceur a tout envahi. Construit comme un compte-à-rebours s'étalant d'avril 2001 à janvier 2002, Citoyens clandestins attrape le lecteur dans ses filets, lui dévoilant les arcanes d'un monde secret particulièrement flippant. Un fils de Harkis infiltré chez les jihadistes, une mosquée parisienne tenue par les musulmans salafistes, une journaliste idéaliste et naïve persuadée de pouvoir révolutionner le monde, un exécutant de l'ombre, un consultant aux pratiques douteuses et une multitude d'autres personnages, français ou orientaux, construisent la trame d'une intrigue extrêmement bien documentée sur fond de manipulations, de guerre des services secrets ou de trafics de gaz mortels entre la France et le Moyen Orient, zone géographique particulièrement chaude quelques mois avant le déclenchement de la guerre américaine en Irak.

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