120 battements par minute

C’est bien plus de 120 battements par minute qu’a recueillis le film de Robin Campillo, hier, sur la Croisette. Quasiment unanime, la presse y voit une possible palme d’or.

A.J.
120 battements par minute
©DR

Le récit se déroule dans les années 90, au cœur du quotidien d’Act up, un groupe d’activistes, défenseurs de la population touchée par le sida. Association dont Robin Campillo faisait partie à l’époque. Si, dans la salle, on a reconnu les sanglots des journalistes, c’est surtout la distance avec laquelle il aborde le sujet qui a attiré l’attention. Bien sûr, une moitié du film se focalise sur le drame intime d’un couple, mais avant tout, on peut qualifier le film d’anthropologique: l’étude de l’homme dans ses rapports collectifs. Comment s’organisent les militants? De quelles manières harmonisent-ils leurs actions? Et puis, outre l’intérêt documentaire, il s’agit aussi de jeunes qui par leur fougue et leur humour ont su provoquer l’émotion.