Benoît Poelvoorde tacle gentiment les frères Dardenne : « On les appelle les frères Jambon »

Dans une interview accordée au « Figaro », l’acteur belge a livré son avis sur le cinéma belge. Dans son plus pur style.

La Rédaction de L'Avenir
 Benoît Poelvoorde est à l’affiche du film «Couleurs de l’incendie», sorti ce mercredi 9 novembre.
Benoît Poelvoorde est à l’affiche du film «Couleurs de l’incendie», sorti ce mercredi 9 novembre. ©Gaumont

À l’occasion de la sortie ce mercredi du film "Couleurs de l’incendie" par Clovis Cornillac avec Léa Drucker, Benoît Poelvoorde a accordé une interview au journal Le Figaro. Comme à son habitude, l’acteur de 58 ans n’a pas usé de la langue de bois.

Il est revenu sur ses débuts dans "C’est arrivé près de chez vous": "Ma naissance au cinéma est un féminicide. Si je me fais canceller, je pourrai dire que ce n’est pas faute d’avoir prévenu. C’est arrivé près de chez vous, on l’a fait comme une carte de visite. C’était très compliqué de faire du cinéma en Belgique. On était en guerre contre un cinéma académique, très belgo-belge. Il y avait des merdes insondables, l’argent était systématiquement distribué à des films d’auteur lourds. Au lieu de tourner dix courts-métrages pour espérer se faire connaître, on a fait un long."

Une pique pour les Dardenne

Benoît Poelvoorde poursuit ensuite avec une petite pique, gentille, pour les frères Dardenne. "Nous, en Belgique, on se moque tout le temps des Dardenne parce qu’ils sont devenus une institution. Ce n’est pas méchant. On les appelle les frères Jambon. Je les connais bien. Celui qui a l’air de sourire n’est pas drôle, celui qui a l’air de faire la gueule est le plus marrant. Je ne les inspire pas, mais les Belges se tiennent les coudes."

Pas sûr que les frères l’inviteront sur leur prochain film...