Décès de l’acteur français Henri Garcin

L’acteur français Henri Garcin est décédé lundi à Paris à l’âge de 94 ans, a annoncé sa fille Adèle.

Belga
 Henri Garcin
Henri Garcin ©AFP

Né le 11 avril 1929 à Anvers, Henri Garcin, de son vrai nom Anton Albers, s’installe à Paris milieu du siècle dernier pour vivre de sa passion. Le Français d’origine néerlandaise s’inscrit aux cours Simon, cours d’art dramatique par lesquels sont passés de nombreux artistes. Il débute dans les cabarets de la capitale avec de se tourner progressivement vers le théâtre, le cinéma et la télévision. 

En 1956, l’acteur fait ses débuts sur grand écran dans "En effeuillant la marguerite" de Marc Allégret et enchaîne ensuite les rôles au cinéma. Il joue ainsi notamment dans "Sénéchal le magnifique" et "Mademoiselle et son gang" de Jean Boyer (1957), "Arsène Lupin contre Arsène Lupin" d’Édouard Molinaro (1962), "Les Amoureux du France de François Reichenbach et Pierre Grimblat" (1964) ou encore "Moi et les hommes de quarante ans" de Jack Pinoteau (1965).

Sa carrière prend un tournant en 1965 lorsqu’il endosse le premier rôle dans "La Vie de château" de Jean-Paul Rappeneau, aux côtés de pointures comme Catherine Deneuve et Philippe Noiret.

Henri Garcin compte également à sa filmographie des films comme "Fleur d’oseille" de Georges Lautner (1968), "La Prisonnière", d’Henri-Georges Clouzot (1968), "Détruire, dit-elle" de Marguerite Duras (1969), "Un cave" de Gilles Grangier (1971), "Verdict" d’André Cayatte (1974), "Dupont Lajoie" d’Yves Boisset (1975), "C’est pas moi, c’est lui" de Pierre Richard (1980), "Cocktail Molotov" de Diane Kurys (1980), "La Femme d’à côté" de François Truffaut (1981), "Un week-end sur deux de Nicole Garcia" (1990), "Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma" d’Agnès Varda (1995), " Le Huitième Jour" de Jaco Van Dormael (1996) ou "Mon meilleur ami" de Patrice Lecomte (2006).

En parallèle, il multiplie les apparitions en télévision et incarne entre autres Pierre Bretteville dans la série télévisée française "Maguy". 

Il s’illustre par ailleurs dans les grands théâtres parisiens dès 1953. La pièce "L’Échappée belle", écrite avec Romain Bouteille, connaît un certain succès en 1964. Au cours de sa carrière, il foule les planches aussi souvent que les plateaux de tournage TV et jouera sur scène des oeuvres de Georges Feydeau, George Bernard Shaw, Alexandre Dumas, Luigi Pirandello, Jean-Claude Carrière, René de Obaldia, Jean Poiret, August Strindberg et Sacha Guitry.