La bombe solo de Keith Richards

Au sortir des années 80, c’est la guerre entre Mick Jagger et Keith Richards. Le chanteur déserte les Rolling Stones au grand dam du guitariste.

B.L.
La bombe solo de Keith Richards

Pas du tout «happy», celui-ci se résigne à son tour à faire campagne en solo, courant 1988. Au final, Talk is Cheap est ce qu’il y a de mieux dans la discographie stonienne durant la décennie. «Keef» rayonne au centre d’un joyeux bordel où les riffs de guitare côtoient les grooves funky (Big Enough) et transcendent les ballades soul (le chef-d’œuvre Make No Mistake). À l’aise aussi derrière le micro, Richards flingue son acolyte Jagger (You Don’t Move Me). Effet inespéré: le disque ravive la flamme entre les deux frères d’armes qui signent l’armistice un an plus tard. Aujourd’hui, la paix est revenue, les Stones roulent toujours. Et on redécouvre Talk is Cheap, dans une version augmentée de quelques inédits. Une bombe.