Les Nombrils et Marzi après Astérix

Si le marché de la BD est stable, introduire ses personnages dans le monde de l’audiovisuel est un pari sur l’avenir.

Les Nombrils et Marzi après Astérix
Marzi1.jpg ©Dupuis
Mi.D.

Adosser Dupuis et DreamWall, moyens à l'appui, n'a évidemment rien de fortuit: avec cette association, Média-Participations entend assurer son avenir et peu à peu amener sur les supports de l'audiovisuel les personnages emblématiques de leurs différents catalogues: «L'inverse sera peut-être vrai aussi, acquiesce Olivier Perrard, administrateur-délégué chez Dupuis. Des personnages créés pour la télévision ou le cinéma connaîtront peut-être ensuite des aventures dessinées. »

Dorénavant, les auteurs du groupe auront en tout cas l'opportunité de choisir les supports sur lesquels ils préféreront décliner leurs héros. Une démarche qui convient d'autant mieux à de jeunes auteurs que ceux-ci sont parfois passés par le jeu vidéo avant de s'orienter vers la bande dessinée. Ainsi, Benoît Féroumont, le dessinateur du Royaume, a-t-il collaboré aux Triplettes de Belleville avant de rejoindre l'écurie Dupuis. C'est d'ailleurs lui qui supervisera la réalisation du Domaine des Dieux, l'adaptation animée d'Astérix confiée à DreamWall.

D'autres projets sont également en chantier. Une adaptation sur grand écran des Nombrils, la série à succès des auteurs québécois Delaf et Dubuc est également dans les tuyaux: le développement a débuté, et il devrait logiquement s'agir d'une coproduction avec le Canada. L'univers de Marzi, une bande dessinée qui évoque la trajectoire d'une petite fille dans la Pologne communiste des années 80, pourrait lui aussi trouver un prolongement animé. Et ce n'est, bien sûr, qu'un début…

Mi.D.