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WAREMME

La gérante du Beer Bar à Waremme a saccagé son café: «J’ai rendu à César ce qui appartient à César»

La gérante du Beer Bar à Waremme a saccagé son café: «J’ai rendu à César ce qui appartient à César»

Metasebia Abebe, l'ancienne tenancière, souhaite aujourd'hui retourner en Ethiopie, son pays d'origine. ÉdA

L'ancienne tenancière du Beer Bar, Metasebia Abebe ne regrette pas d'avoir saccagé son établissement. Elle se dit même aujourd'hui "soulagée".

Jusqu’alors à la tête du Beer bar à Waremme, ceci depuis la fin du mois d’août, Metasebia Abebe n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit d’expliquer la situation.

Le soir de Noël, les forces de l’ordre se présentent à son établissement alors qu’elle est avec des amis. "Les policiers ont débarqué et ont voulu rentrer en n’ayant pas de mandat d’arrêt", explique la jeune femme. Elle reconnaît ensuite "les avoir bombardés avec ce qu’elle avait, notamment des bouteilles d’alcool", mais aussi "s’être dénudée devant eux pour les provoquer" et avoir été, à un moment donné, en possession d’un couteau. Elle explique d’ailleurs avoir déjà eu plusieurs altercations avec les policiers auparavant et affirme que ceux-ci "l’ont déjà tabassée, volée, menacée."

«Je regrette de ne pas y avoir été plus fort»

Suite à cela, elle est arrêtée mais n’est pas maintenue en détention. Entre Noël et Nouvel An, elle revient donc dans son bar et décide de tout saccager. Un geste que Metasebia Abebe dit clairement ne pas regretter. Elle explique même aujourd’hui se sentir "soulagée" et avoir "rendu à César ce qui appartient à César", évoquant une situation scabreuse avec son bailleur. "Je regrette même de ne pas y avoir été encore plus fort", avoue-t-elle sans détour. Elle précise d’ailleurs que son bar était déjà fermé lorsque l’arrêté de fermeture a été pris.

Aujourd’hui, le jeune femme est libre mais sous conditions durant trois mois. Elle ne peut notamment plus sortir de chez elle durant la nuit. Trois mois pendant lesquels elle souhaite prendre le temps de se calmer. "Je vais demander une faveur au juge pour retourner en Éthiopie." C’est que l’ex-tenancière est originaire de ce pays d’Afrique et explique être arrivée en Belgique à l’âge de 4 ans via un trafic d’enfants. Elle n’y est plus retournée depuis mais évoque le besoin d’y aller.


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