CULTURE

Mort de Jean-Jacques Beineix, réalisateur de "37°2 le matin"

Mort de Jean-Jacques Beineix, réalisateur de "37°2 le matin"

Jean-Jacques Beineix à la sortie des obsèques du parolier Franck Thomas au crématorium du Père Lachaise à Paris le 2 février 2017. Photo News

Jean-Jacques Beineix, auteur du film culte "37°2 le matin", est décédé jeudi à l’âge de 75 ans, ont indiqué vendredi à l’AFP son frère Jean-Claude, ainsi que la femme et la fille du réalisateur.

Celui qui s’est fait connaître du public grâce à "Diva" (1981) et "37°2 le matin" (1986), une histoire d’amour et de folie d’après le roman de même titre de Philippe Djian, avec Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle, est décédé à son domicile parisien des suites d’une longue maladie.

Nommé à neuf reprises aux César, "37°2 le matin" fut nommé à l’Oscar du meilleur film étranger et révéla Béatrice Dalle, qui incarnait le personnage de Betty.

Né à Paris, Jean-Jacques Beinex entame des études de médecine avant de préparer la prestigieuse école de cinéma Idhec (aujourd’hui Femis) qu’il rate de peu.

Ses premiers projets l’amènent à la publicité. Il réalisera notamment le spot anti-Sida multi-diffusé "Il ne passera pas par moi". Après plusieurs projets, il décide de quitter le milieu. "C’est bien de mettre son talent au service de causes" et la publicité, "ce n’était pas des causes", expliquera-t-il.

Après "37°2 le matin" s’ensuivront plusieurs films, tous des échecs, dont "Roselyne et les lions". En 2001, après neuf ans d’absence, il revient avec "Mortel Transfert", un échec critique et commercial complet. Il déclare, d’ailleurs, que ce film l’endette fortement.

Ce sera le dernier de ses six longs-métrages, suivi de documentaires pour la télévision ("Les enfants de Roumanie", "Place Clichy sans complexes"...), sous la bannière de sa société de production, Cargos Films.

En 2016, il est président du jury du 29e Festival international du film de Tokyo.

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