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BASKET-BALL

Eurocup: Braine battu de justesse contre Prometey

Eurocup: Braine battu de justesse contre Prometey

Aislinn Konig et les Brainois sont tombées contre un gros morceau hier soir. ÉdA – 501857061137

Battu d’un tout petit point après un match spectaculaire, Braine devra apprendre de ses erreurs et corriger le tir pour inverser la tendance en Ukraine jeudi prochain.

CASTORS BRAINE – PROMETEY 92-93

Quarts: 18-27, 21-19, 23-24, 30-23.

BRAINE: 36/59 (11x3), 9/14 LF, 43 reb., 27 ass., 18 ftes. KONIG 5-10, RAMETTE 10-5, Van Buggenhout 0-, Hering 0-, Kapenga 0-, HAMILTON-CARTER 4-2, BEREZHYNSKA 4-15, Samsam (-), Lindstrom 0-4, Dornstauder 12-10, LISOWA 4-7.

PROMETEY: 32/79 (15x3), 14/18 LF, 32 reb., 18 ass., 19 ftes. Balaban 5-7, ATKINS 12-17, DATSKO 5-2, Horobets (-), Musiienko 0-, YURKEVICHUS 2-0, HOLMES 9-7, Rymarenko 0-9, Mironenko (-0, Ignatchenko (-), BABIC 13-5.

Quel spectacle. Quelle intensité. Et malgré les sièges désespérément vides et la défaite dans les derniers moments, quelle propagande pour le basket féminin. "Je suis persuadé qu’avec du public, on aurait emporté ce match. Je suis certain aussi qu’on n’aurait pas loupé notre entame de match", signalait le coach Dusart, pas dépité pour un sou.

Au bout de trois petites minutes où elles avaient concédé 9 points, commis 3 fautes et subi 1 contre, les Brainoises étaient pourtant cueillies à froid et la soirée promettait d’être indigeste. Au repos forcé dans leur compétition nationale, les Brainoises pouvaient faire valoir une légitime absence de rythme. Malmenées par la vitesse et l’exécution ukrainiennes, les Brabançonnes tentaient de se mettre au diapason mais accumulaient les mauvais choix et multipliaient les pertes de balle.

Du côté de Prometey, c’était comme on le craignait une équipe très joueuse, deux super individualités américaines, des shoots en première intention, une balle qui voyage vite, bien et… une pluie de 3 points. À la mi-temps, si Braine avait pu compter sur le travail de sape de Dornstauder et les tirs de Ramette pour tenter de faire oublier ses 16 pertes de balle, la formation ukrainienne avait tiré à… 19 reprises des 6,75m. Tandis que 8X3 tombaient dans l’escarcelle visiteuse, Prometey s’était également emparé de 8 prises offensives. Mais Braine était toujours debout et contestait l’autorité adverse.

Après ce festival en attaque (39-46), les actrices n’étaient toujours pas rassasiées à la reprise. Le spectacle restait de haute volée. Prometey continuait à arroser à distance mais Braine s’accrochait. Et trouvait aussi la parade à distance. Ramette, Koning et Berezhynska s’illustraient derrière la ligne fatidique. Braine se rapprochait, égalisait, passait devant via Konig (90-89) et Lindstrom mais échouait très proche du but au final. "C’est un match de 80 minutes. Il nous reste une mi-temps. On a été surprises par l’agressivité adverse. On était à -12, on échoue à 1 unité. Si on corrige le tir et qu’on apprend de nos erreurs, tout reste jouable", résumait Maxuella Lisowa.

Braine sera outsider jeudi prochain en Ukraine

"On est à la mi-temps de notre joute européenne. On doit faire mieux mais tout reste possible", analysait à chaud Elise Ramette. Auteure d’un match hyper-complet (15 points, 7 assists, 6 rebonds, 1 block et 8 pertes de balle en 36 minutes), la meneuse brainoise savait à quoi s’attendre. "Prometey pratique un basket rapide et agressif. Mais nos trois semaines sans jouer expliquent en partie notre premier quart compliqué. On savait qu’on affrontait la deuxième meilleure attaque de l’EuroCup. On va se battre jeudi prochain. Pour moi, on est capable de faire mieux."

Le coach Dusart rejoignait sa meneuse et avait des raisons d’espérer. "À mon sens, la pression est sur Prometey. On est toujours vivant, c’est ce que j’ai envie de retenir. Notre principal travail en vue du retour va consister à contrôler ce qu’on est capable de contrôler. Je ne parle pas de Atkins et Holmes qui ne sont pas contrôlables. Je pense à nos pertes de balle, au rebond défensif et surtout à ce que Prometey a mis en place pour nous ennuyer en attaque."

Même s’il regrettait le démarrage poussif de sa formation ("Je n’ai pas vu des filles en rythme, j’ai vu une équipe fatiguée et dépassée en début de match"), le mentor des Castors s’attendait à la folle vitesse d’exécution ukrainienne. Braine est capable de corriger le tir en vue du retour.

"On a essayé de jouer aussi vite qu’elles mais à part en EuroLeague, je ne vois pas quelle équipe joue aussi vite que Prometey. Il y a de quoi s’améliorer de notre côté et on est capable de changer le cours du match."


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