NAMUR - TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE NAMUR

Dans sa folle descente nocturne de la Merveilleuse, il avait balancé arme et marijuana: il venait d’ouvrir le feu à la citadelle

Dans sa folle descente nocturne de la Merveilleuse, il avait balancé arme et marijuana: il venait d’ouvrir le feu à la citadelle

Thierry – stock.adobe.com

La citadelle de Namur, le 1er juin dernier. Il est environ 2 h 45 lorsqu’une patrouille de police voit une voiture dévaler à toute allure la route Merveilleuse. Les plaques du véhicule sont couvertes par un sac en plastique.

Une course-poursuite s’engage. Victime d’un accident, le conducteur est intercepté. Sur le tapis de sol du véhicule, on retrouve les cartouches d’un 9 mm. Il doit répondre de menace par geste, de port d’arme et de détention de cannabis. Dans sa fuite, le conducteur s’est en effet débarrassé de 0,88 gr de marijuana et d’une arme.

Comme l’a expliqué le ministère public dans son réquisitoire, après l’interception du prévenu, trois personnes se sont présentées à la police. Celles-ci ont expliqué que le conducteur intercepté a tiré à plusieurs reprises dans leur direction. Ce que l’auteur a nié à l’audience. Les motifs restent relativement nébuleux. Mais vu l’heure des faits, il y a fort à parier qu’il s’agisse d’un règlement de compte dans le milieu des stupéfiants.

Placé sous mandat d’arrêt, le tireur présumé a bénéficié de la surveillance électronique deux mois après son incarcération. Un bracelet qu’il a fini par briser. À cela s’ajoute une condamnation récente de 18 mois avec sursis simple, prononcée par le tribunal correctionnel de Charleroi dans le cadre d’un dossier de vente d’héroïne.

Aux deux ans requis par le Ministère public, le tribunal vient de le condamner à 14 mois avec sursis de trois ans pour ce qui excède la détention préventive. Il a pris en compte la nature et la gravité des faits et le climat d’insécurité que peut provoquer ce type d’agissement. Néanmoins, vu l’absence d’antécédents, le tribunal a décidé d’octroyer le sursis.


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