POLITIQUE

Le CST en Wallonie, pour au moins trois mois encore

Le CST en Wallonie, pour au moins trois mois encore

«Ce n’est pas par plaisir que l’on prend ce genre de disposition?», a déclaré la ministre de la Santé Morreale. BELGA

Le Parlement wallon a validé ce jeudi la prolongation de trois mois du Covid Safe Ticket (CST) en Wallonie, jusqu’au 15 avril.

Il est presque rentré dans nos habitudes. Au restaurant, au cinéma, à la salle de sport, on dégaine les téléphones et on fait scanner son QR Code.

Le Covid Safe Ticket (CST) est entré dans nos vies il y a quelques mois. Il est, depuis, le document qui prouve que vous êtes vacciné, guéri ou avez été testé négatif récemment. Il est indispensable pour pouvoir accéder à certains lieux et événements.

En Wallonie, son utilisation était prévue jusqu’au 15 janvier. La date approchant et la situation sanitaire étant ce qu’elle est, le gouvernement wallon a validé lundi sa prolongation de trois mois, soit jusqu’au 15 avril inclus.

Restait au Parlement wallon a donné son aval. Et rapidement. Ce jeudi, commission Santé et séance plénière se sont enchaînées sur le sujet. Les débats et les votes aussi.

« Ce n’est pas par plaisir que l’on prend ce genre de disposition, a déclaré d’emblée la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale (PS), tout en rappelant la possibilité d’une fin anticipative du CST à certaines conditions (toutes les provinces wallonnes au niveau d’alerte 2 durant trois semaines consécutives). Néanmoins, nous devons gérer cette épidémie et le CST est un outil complémentaire, parmi un ensemble de mesures, destiné à limiter le risque de transmission du virus et contenir la surcharge des établissements de soins. »

Et la ministre de se baser sur l’avis du Risk Assessment Group (RAG) qui a vivement recommandé en décembre l’utilisation du CST au vu de la situation épidémiologique.

Évaluation

Pas de quoi convaincre l’opposition. « On se contente de justifier le CST par la situation épidémiologique, a déclaré la députée cdH Mathilde Vandorpe. Mais il ne suffit pas de supposer l’efficacité du CST, il faut pouvoir prouver qu’il est efficace et proportionné. » La députée cdH a regretté l’absence d’une évaluation « crédible » de la mesure, ajoutant que « le CST n’empêche pas la flambée des contaminations ».

La ministre Morreale a expliqué avoir demandé une évaluation mais qu’il s’agissait d’un « travail conséquent ».

Le député Écolo de la majorité Emmanuel Disabato a pointé l’importance de cette évaluation, d’un point de vue pédagogique notamment. « On espère pouvoir laisser s’éteindre le CST le 15 avril et même avant si possible », a-t-il formulé. Pour le PS et le MR, si ce n’est pas la « panacée », l’outil est nécessaire, en complément d’autres mesures (masque, etc.).

Côté PTB, on n’approuve pas. « Le CST est antidémocratique, divise et ne fonctionne pas, selon la députée Laure Lekane. Le mot “safe” crée une attente erronée. Or, ce CST n’a pas fourni les preuves de son efficacité. » La députée estime par contre que les outils de prévention (aération, tracing, autotests,…) ne sont pas assez exploités.

La prolongation du CST a finalement été approuvée ce jeudi par la majorité, le cdH s’abstenant et le PTB votant contre.

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