Mons-Centre: l’obligation vaccinale ne fait pas l’unanimité chez nos députés

Mons-Centre: l’obligation vaccinale ne fait pas l’unanimité chez nos députés

BELGA

La plupart se réjouissent tout de même que la question puisse être débattue au Parlement.

Le vaccin contre le coronavirus sera-t-il rendu obligatoire pour les plus de 18 ans? C’est au Parlement fédéral que la question sera tranchée. Les députés vont pouvoir en débattre après avoir entendu des experts. Dans notre région, l’obligation vaccinale ne fait pas l’unanimité.

"Je reste encore assez dubitatif", explique Albert Vicaire (Ecolo). "Je pense en tout cas que c’est une bonne chose qu’il y ait ce débat au Parlement. Cela faisait des mois qu’on le réclamait. Et j’espère que ces discussions entre parlementaires vont permettre de sortir la société civile du conflit entre vaccinés et non-vaccinés. Ce sera un vote éthique. Comme pour la loi sur l’avortement, je pense qu’il faudra poser un cadre général puis avancer, amendement par amendement, vers des normes plus restrictives."

Eric Thiébaut (PS) se réjouit également de pouvoir discuter de l’obligation vaccinale au Parlement. Mais son avis n’est pas encore tranché. "J’ai fait ma troisième dose, je suis un partisan de la vaccination et je continue à inviter partout autour de moi les gens à se faire vacciner. L’obligation, c’est autre chose. Ça reste un dossier difficile. J’y suis plutôt favorable, mais j’attends tout de même d’entendre les différents experts qui vont passer au Parlement pour trancher."

Entre la sensibilisation et l’obligation, il y a un pas que Marco Van Hees (PTB) ne souhaite pas franchir. "Nous ne sommes pas contre le vaccin. Nous pensons au contraire qu’il faudrait lever les brevets pour vacciner largement les pays pauvres du sud où de nouveaux variants pourraient apparaître. Mais nous sommes plutôt opposés à l’obligation qui risque de diviser les gens. Nous continuons à penser qu’il faut plutôt les convaincre. C’est ce que nous faisons dans les maisons médicales de Médecine pour le Peuple où nous répondons aux nombreuses questions que les gens peuvent se poser. Il faut sensibiliser plutôt qu’obliger. Et continuer la prévention en organisant par exemple des tests dans les écoles plutôt que d’inviter les parents à le faire eux-mêmes. On a l’impression d’assister à une déresponsabilisation des pouvoirs publics qui préfèrent passer par la méthode autoritaire plutôt que de voir ce qu’eux peuvent faire."

Nous avons tenté sans succès de joindre Catherine Fonck, mais le porte-parole du CDH a précisé la position des humanistes dans les colonnes de la DH. Ils sont pour l’obligation vaccinale, mais les sanctions doivent être proportionnées. Pas de restrictions aux soins ni de policiers derrière la porte des contrevenants. Une sanction financière ou une restriction d’accès à certains lieux sont évoquées.

Notons enfin que le MR ne dispose pas de députés fédéraux dans notre région. Mais le parti s’est déjà positionné contre l’obligation vaccinale. Les libéraux estiment qu’elle va polariser davantage encore la société et qu’il vaut mieux chercher à convaincre les récalcitrants.

Suivez toutes les infos dédiées au codeco en direct sur ln24


Coronavirus : le bilan en Belgique
Nos dernières videos