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BELGIQUE

Covid: plus d’un non-vacciné sur deux ne changera jamais d’avis

Covid: plus d’un non-vacciné sur deux ne changera jamais d’avis

Pendant que certains se font injecter la piqûre de rappel, d’autres ne veulent pas du vaccin et n’en voudront jamais. Photo News

Environ 55% des Belges non vaccinés déclarent ne pas vouloir du vaccin et rien ne pourra les convaincre, ressort-il d’une enquête de Sciensano.

L’enquête de l’institut de santé, la 9e déjà, a pris le pouls de la population belge en pleine 4e vague du Covid, à la fin de l’année passée. Les premières observations ont été livrées ce jeudi.

Au moment de l’enquête, 87% de la population adulte (18 ans et plus) a déclaré avoir été vaccinée contre le Covid-19.

Quatre adultes vaccinés sur cinq ont dit souhaiter recevoir la dose de rappel. Cependant, de nombreux jeunes adultes vaccinés étaient plus hésitants face à la 3e dose. Un jeune sur cinq dans le groupe des 18-24 ans se disait incertain d’accepter de faire le rappel et près d’un sur dix a dit ne pas vouloir d’une nouvelle injection.

Covid: plus d’un non-vacciné sur deux ne changera jamais d’avis
Parmi les personnes déjà vaccinées interrogées, les réactions face au booster sont plus hésitantes chez les jeunes, même si plus d’un sur deux dit accepter une dose de rappel. Sciensano

La confiance générale dans les vaccins reste malgré tout élevée puisque 80% des personnes interrogées pensent que la vaccination est la meilleure forme de protection contre le coronavirus.

71% de la population est (tout à fait) d’accord avec l’affirmation selon laquelle les personnes qui ne veulent pas être vaccinées contre le Covid-19 peuvent représenter un danger pour la communauté.

 

Des non-vaccinés que rien ne convaincra

 

Parmi les personnes non vaccinées interrogées dans l’enquête de Sciensano, soit environ 10% de l’échantillon global, plus de la moitié (55%) a déclaré que rien ne pourrait les convaincre de se faire vacciner.

Pour les 45% restants, les raisons de franchir le pas pouvaient se trouver en ayant des informations supplémentaires sur les éventuelles conséquences à long terme du vaccin (31%), ou en ayant plus d’informations sur leur efficacité (13%). D’autres raisons pouvaient aussi convaincre certains non-vaccinés, par exemple le souhait d’être vacciné avec un vaccin classique à base de protéines.

L’amende en cas de non-vaccination ou à l’inverse une récompense après vaccination n’était pas des motivations suffisantes: à peine 1% des répondants ont déclaré que cela pouvait avoir une influence sur leur décision.

Les résultats de l’enquête montrent également une grande méfiance de la population vis-à-vis de la politique de vaccination des autorités: 48% de la population est (tout à fait) d’accord avec l’affirmation selon laquelle les décideurs ne nous disent pas tout ce qu’ils savent sur les vaccins.

 

Le mal-être grandit, le respect des règles diminue

 

Lors de l’enquête en décembre, 21% des adultes souffraient d’un trouble dépressif et 24% d’un trouble anxieux. Il s’agit des taux les plus élevés enregistrés depuis le début des enquêtes de santé liées au coronavirus.

Vingt-huit pour cent des adultes souffraient également de solitude grave. Un chiffre qui correspond à celui enregistré en mars 2021, selon Sciensano.

Covid: plus d’un non-vacciné sur deux ne changera jamais d’avis
Sciensano

La proportion des individus insatisfaits de leur vie en général a fortement augmenté en fin d’année, passant de 14% début octobre à 34% fin décembre 2021. Les jeunes de 18 à 29 ans sont les plus nombreux à estimer que leur vie est peu satisfaisante (37%).

Quant au respect des règles sanitaires, certaines sont abandonnées. Le pourcentage de personnes indiquant qu’elles ne respectent pas strictement les mesures de distance physique et d’hygiène est deux fois plus élevé qu’il y a un an.

Plus d’un répondant sur deux a déclaré ne pas maintenir une distance d’au moins 1,5 m avec les autres (59%), ne pas limiter ses contacts sociaux (55%) ou encore ne pas ventiler les espaces intérieurs (51%).

Une minorité de personnes a indiqué qu’elles ne sont pas restées à la maison lorsqu’elles étaient malades (16%) ou qu’elles n’ont pas porté un masque buccal dans des lieux publics (14%).

 

Entre le 13 et le 23 décembre, 22.354 personnes ont participé à l’enquête de Sciensano. Avec cette enquête, l’institut de santé mesure les conséquences de l’épidémie de coronavirus au sein de la population.

L’enquête, développée avec le logiciel LimeSurvey, s’adresse aux adultes (de 18 ans et plus) vivant en Belgique. Étant une enquête en ligne, les personnes n’ayant pas de connexion Internet sont malheureusement exclues de la participation.

Toutes les informations sur l’échantillon et les conclusions préliminaires du rapport de Sciensano se trouvent ici.

 



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