Jurbise: l'école de langue Kids and Us doit rester fermée

Jurbise: l'école de langue Kids and Us doit rester fermée

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Elle n'est pas considérée comme une école à proprement dit et ne pourrait donc poursuivre ses activités qu'en extérieur.

Début décembre, à la suite d’un nouveau comité de concertation, l’école de langues Kids and Us, située à Jurbise, était contrainte de fermer ses portes. Une décision "incompréhensible" pour la députée-bourgmestre Jacqueline Galant (MR), qui s’était engagée à réclamer des explications à la ministre en charge de l’enfance, Bénédicte Linard (Ecolo). Ce qu’elle n’a pas manqué de faire ce mardi après-midi en commission de l’Enfance.

"Cette école privée dispense des cours d’anglais aux enfants âgés de un à 12 ans et a dû fermer ses portes il y a un mois", rappelle la bourgmestre de Jurbise. "Il ne s’agit pas d’une école à proprement dit mais d’une structure offrant des activités d’apprentissage, en l’occurrence des cours d’anglais. Comment expliquer cette fermeture? Les responsables ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent continuer à enseigner, dans le respect des mesures et avec le port du masque dès six ans. D'autant que les groupes sont limités à un maximum de huit enfants."

La mesure parait d’autant plus incohérente que l’enseignement secondaire artistique à horaire réduit, par exemple l’académie des Arts, fonctionne normalement. Pour la ministre Linard, il s’agit ni plus ni moins d’une nouvelle incohérence du comité de concertation. "Le protocole diffusé par l’ONE, qui se base sur les mesures décidées par le codeco, distingue ce qui est directement à l’enseignement des autres activités, qui ne peuvent, elles, être maintenues en intérieur."

Sauf si elles s’adressent "à des publics vulnérables", c’est-à-dire dans le cadre d’activités socioculturelles, d’éducation permanente ou d’activités de jeunesse encadrées par des professionnels. "En d’autres termes, si l’école de langues n’est pas à proprement dit une école mais une structure offrant des activités d’apprentissage, elle doit se conformer aux règles édictées pour les réunions privées et les activités proposées dans un contexte organisé."

Bref, à ce stade, la réouverture de l’école jurbisienne n’est pas à l’ordre du jour. "Le codeco prend des mesures complexes, parfois difficiles à mettre en œuvre lorsqu’elles touchent des secteurs variés comme le sport, les loisirs, l’éducation, et qui bénéficient aux enfants", ajoute encore la ministre. "Je ne cesse d’insister auprès du ministre-président, en amont du codeco, pour obtenir plus de cohérence et des mesures qui tiennent compte des réalités spécifiques des enfants."

Une nécessité partagée par Jacqueline Galant. "Il est déjà compliqué, pour des enfants, d’apprendre sereinement en cette période et ces mesures les sacrifient une nouvelle fois", déplore-t-elle. "Mon fils de 4 ans peut aller à la piscine le vendredi, jouer au football le samedi mais ne peut pas suivre ses cours d’anglais. Il est compliqué pour lui, comme pour les parents, d’y comprendre quelque chose." Des cours en ligne sont bien proposés par l’école…

Mais apprendre une langue étrangère lorsque l’on a un, deux ou trois ans, à travers un écran, relève pour ainsi dire de l’impossible. "J’entends solliciter une nouvelle fois le ministre-président pour qu’enfin, au prochain codeco, ces décisions incompréhensibles puissent être revues." D’ici là…


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