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MONT-SAINT-GUIBERT

Absentéisme des profs: "À ce rythme, on ne tiendra pas jusqu’au carnaval!"

Absentéisme des profs: "À ce rythme, on ne tiendra pas jusqu’au carnaval!"

Thomas Jadin, directeur du collège des Hayeffes, dénombre déjà un professeur absent sur huit. ÉdA Mathieu Golinvaux

Le nombre élevé de contaminations au Covid chez les enseignants fait craindre que les écoles ne doivent fermer. Aux Hayeffes, Thomas Jadin attend un changement des règles de quarantaine.

À peine la rentrée a-t-elle eu lieu que les directeurs d’établissements scolaires doivent compter ce qu’il leur reste de troupes valides. Au collège des Hayeffes, le directeur, Thomas Jadin, dénombre déjà un prof malade sur huit. "À cette allure, on ne va pas tenir jusqu’au carnaval! s’exclame-t-il. Le pire, c’est que bon nombre d’absents sont en réalité des gens qui ont un schéma vaccinal complet, n’ont pas de symptômes, mais se sont fait tester car ils ont été en contact avec un cas à haut risque et que leur test est positif. Que fait-on dans ce cas-là? Pourquoi ne pas venir enseigner? Il n’existe pas de protocole déterminé. Nous sommes en attente d’une clarification urgente."

Du côté des élèves, le directeur dénombrait une quarantaine d’élèves sous certificat au deuxième jour de la reprise. "Ça va encore. La nouvelle règle de quatre contaminations par classe maximum est plus claire et plus large qu’avant les vacances de Noël où c’était deux. Ce qui est flou par contre, c’est le statut des adolescents de 11 à 17 ans. Faut-il les assimiler à des adultes et donc les mettre en quarantaine dès contamination? On ne sait pas quoi faire."

 

«J’espère un assouplissement des règles de quarantaine»

 

Autre problème: le mois de février est généralement celui des soirées d’information à destination des parents d’élèves de 6e primaire, en quête d’une école secondaire. "Ces soirées ne pourront pas avoir lieu. On ne pourra que procéder à des journées d’information en petits groupes, sur inscription. Ou on devra attendre le printemps et des règles moins strictes. Par contre, les parents qui viennent inscrire leur enfant en 1re année peuvent venir sur place. Cela doit absolument se faire en présentiel", ajoute Thomas Jadin.

Le directeur ne peut donc qu’espérer qu’on assouplira les règles de mise en quarantaine des adultes. "Je dis ça parce que je suis directeur et que certains professeurs écartés disent eux-mêmes qu’ils aimeraient venir travailler puisqu’ils ne se sentent pas malades. Je dirais la même chose si j’étais chef d’entreprise. Mais je ne veux pas me substituer aux experts. On attend juste des directives claires. L’école n’est pas un lieu plus dangereux que d’autres, comme les transports en commun par exemple. Il faut savoir que toutes les précautions sanitaires sont maintenues, y compris le fait de maintenir des blocs classes au réfectoire pour éviter que les élèves ne se mélangent.

Dans l’intérêt des élèves, il faut maintenant vraiment espérer que les écoles resteront ouvertes à 100 %. On a encore un peu de temps pour les préparer avant la session d’examens de juin, mais si on rebascule en hybride maintenant, leur année sera saccagée", prévient le directeur.



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