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JODOIGNE

Pour ses 100 ans, Renée reçoit un cadeau du roi et de la reine: "On croit ne jamais y arriver" (vidéo)

La Jodoignoise, appréciée de tous, a connu une journée riche en émotion grâce à une famille aux petits soins pour une dame qui le mérite.

Ce jeudi, Renée Hooft, en se levant, n’y a pas de suite pensé. Très active, comme chaque matin, elle s’est demandé ce qu’elle allait pouvoir faire de sa journée. Mais la mémoire lui est revenue assez rapidement. Ce 23 décembre, la Jodoignoise fêtait ses 100 ans! Du coup, changement de programme! "J’ai déjeuné avec une tartine à la confiture que je fais moi-même. Je savais que j’allais avoir de la visite, je n’ai pas eu le temps de faire les mots croisés du journal L’Avenir. J’ai d’ailleurs un aveu à vous faire: ils ne sont pas très difficiles! On m’apporte le journal tous les jours, j’aime bien le lire." La journée de Renée a été riche en émotion et en cadeaux. Elle a reçu, dans sa maison qu’elle occupe rue du Piroy depuis 38 ans, de nombreux bouquets de fleurs. "C’est Jules, mon mari, qui a fait lui-même la maison. Il savait tout faire. Avant, on habitait à 300 mètres d’ici, place Saint-Lambert."

J’ai déjeuné avec une tartine à la confiture que je fais moi-même. Je savais que j’allais avoir de la visite, je n’ai pas eu le temps de faire les mots croisés du journal.

Pour son anniversaire, Renée a eu de la visite. "J’ai donc fait le ménage ce matin. La seule chose que je ne fais plus, c’est de monter sur une échelle! Mais j’ai passé un coup de loque."

«J’adore faire à manger»

Cuisinière indépendante dans sa carrière professionnelle, Renée a également passé plusieurs brevets, comme celui de la Croix-Rouge ou encore le brevet de cordon-bleu en 1964. "J’adore faire à manger, et nombreux sont ceux qui apprécient!" De quoi révéler quelques petits secrets. "J’aime faire plaisir aux gens, moi, dans les boulettes, je mets un peu de tomate dans la viande, du pain bien sûr et puis, un petit verre de… porto! Comme cela, c’est meilleur, Monsieur! Mais ce que l’on adore chez moi, ce sont mes galettes. 500 grammes de farine, 400 grammes de beurre – de beurre ferme, n’est-ce pas -, et ne pas le fondre, juste le faire ramollir, 8 œufs, un sachet de baking powder, une pincée de sel, 250 grammes de sucre blanc et la même chose de cassonade blonde. Sans oublier 125 grammes de crème fraîche. Et ne pas oublier de laisser reposer la pâte au moins deux heures!"

Je ne peux plus, hélas, travailler au jardin mais je passe du temps au téléphone avec mes amies, toutes plus jeunes que moi. Je regarde la télévision et puis, la sieste… un moment sacré!

Elle est comme cela, Renée. Généreuse, pas stressée pour un sou, mais comme le dit Rose-Marie, sa fille, c’est grâce à cela qu’elle vit bien, et heureuse. Et à 100 ans, que fait-on de ses journées? "Après la visite de l’infirmière, je m’occupe. Je ne peux plus, hélas, travailler au jardin mais je passe du temps au téléphone avec mes amies, toutes plus jeunes que moi. Je regarde la télévision et puis, la sieste… un moment sacré!"

La photo dédicacée du roi et de la reine

Fervente admiratrice de la famille royale, patriote, Renée a reçu un bien joli présent royal. Un cadeau accueilli avec fierté.

Moment fort de sa journée d’anniversaire, Renée Hooft s’est vu remettre, par les autorités communales, un présent qui la touche profondément: une photo dédicacée du roi Philippe et de la reine Mathilde. "C’est mon petit-fils Arnaud qui a fait la demande au Palais. Avec ce cadeau, je peux mourir maintenant… Je souhaite en tout cas à tout le monde d’avoir 100 ans. Ce cadre, je vais le mettre bien en vue car je suis fière de l’avoir. Dans la famille, on est patriote, mon mari a porté le drapeau, après la guerre, à toutes les cérémonies. J’ai déjà eu l’occasion, voici deux trois ans, de serrer la main à la reine et au roi, lors de leur visite à Jodoigne. J’ai aussi, par le passé, rencontré la reine Fabiola. J’aime tout ce qui touche à la royauté. J’ai aussi des attaches avec l’Angleterre car pendant la guerre, nous avons hébergé trois aviateurs anglais durant trois mois. Mon mari a d’ailleurs reçu un diplôme pour cela et je continue à converser avec les descendants de ces aviateurs."

Dans la famille, on est patriote, mon mari a porté le drapeau, après la guerre, à toutes les cérémonies. J’ai déjà eu l’occasion, voici deux trois ans, de serrer la main à la reine et au roi, lors de leur visite à Jodoigne.

Renée se dit chanceuse de la vie: "J’ai une famille fort unie, on se fait plaisir les uns les autres. On partage des repas. Je dis toujours: dans la vie, on récolte ce que l’on a semé! J’ai eu une belle vie. Dommage la guerre, et le décès de Jules, voici onze ans. Avec lui, j’avais tiré le bon numéro." Et face à toutes les marques d’affection reçues, Renée le clame haut et fort: "Cela fait plaisir de voir qu’on est aimée comme cela. J’ai toujours travaillé pour les autres, mais sans jamais penser à recevoir par la suite autant de marques de sympathie. Louis Michel – c’était quand même un ministre – m’a écrit pour me dire que j’avais été utile à Jodoigne! Et puis, vous savez, Jean-Luc Meurice, le bourgmestre, en 1972, j’ai préparé le repas de sa communion!"


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