INCOURT

Chien coincé sous 5m de terre, le sauveteur raconte la délicate opération : «Un soulagement quand on a vu le chien vivant»

Le chien a été secouru par les pompiers et un élagueur. Il a retrouvé son propriétaire.

C’est un peu le miracle de Noël avant l’heure. Un Jack Russell enseveli sous 5 mètres de terre, dans un champ d’Incourt, a été sauvé au bout de 6 heures d’opération et remis sain et sauf à son propriétaire dimanche soir.

Le propriétaire, un chasseur hollandais, a constaté vers 14 heures la disparition de son chien, qui est heureusement équipé d’un collier GPS. Il a pu le localiser, mais la balise indiquait que le chien était enseveli sous 5 mètres de terre. Optimiste, son maître a commencé à creuser vers 14 heures mais il s’est vite rendu compte qu’il n’y arriverait pas à main nue: en six heures, il n’avait avancé que d’un mètre et demi. Les pompiers ont été appelés sur place mais n’étaient pas en mesure de l’aider davantage.

Avisé, le premier échevin d’Incourt, Benoît Malevé, a fait appel à un entrepreneur de la région. L’élagueur est arrivé avec sa pelleteuse de 13 tonnes et a creusé par palier jusqu’à 5 mètres de profondeur, sur les instructions des pompiers restés sur place. Toute l’opération s’est déroulée dans l’obscurité et dans l’incertitude sur l’état de santé du chien. Une fois arrivé au plus proche du signalement GPS, les pompiers ont pris la relève et ont gratté à la main pour arriver jusqu’au chien, dont les aboiements étaient désormais audibles. Le Jack Russell a finalement été libéré, sain et sauf, et remis à son propriétaire, soulagé de retrouver son compagnon.

Une opération insolite, que l’élagueur n’est pas près d’oublier. "Je fais un métier à risque, j’ai l’habitude de gérer des situations compliquées, mais ici, il y avait une vie en jeu, confie Damien Binet, l’entrepreneur mobilisé sur place. Il fallait être prudent en creusant pour ne pas blesser le chien. C’était une belle coopération avec les pompiers. D’habitude, c’est moi le patron mais ici, ce sont les pompiers qui me commandaient. Je n’ai pas l’habitude d’obtempérer (rires). Je m’en souviendrai longtemps en tout cas, on a besoin d’adrénaline dans notre métier. Il faut savoir saisir l’occasion quand elle se présente et je suis content de l’avoir saisie."

La vidéo du sauvetage:


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