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ASSESSE

Non au port du masque dès 6 ans à Assesse : "Laissez-les libres d’être des enfants" (Photos & vidéo)

Comme à l’école de l’Envol à Faulx-Les Tombes (Gesves) lundi, des parents se sont mobilisés mercredi midi pour protester contre le port du masque dès 6 ans. Avec leurs enfants, ils étaient une cinquantaine.

Sucettes, masques de carnaval et chansons de Henri Dès… Ce n’était pas un goûter d’anniversaire mais bien un rassemblement de parents et d’enfants qui menaient une action symbolique contre le port du masque. "Je résume la situation actuelle comme le Titanic: un navire coule et à la différence du célèbre bateau, on met les adultes sur les canots de sauvetage et on abandonne les enfants", explique Maxime Vander Elst, éducateur et co-organisateur de la mobilisation qui a eu lieu sur l’Esplanade des citoyens à Assesse. "On est en train de tuer une génération. Effectivement, les enfants propagent le Covid mais ce ne sont pas eux qui sont à risque et qui se retrouvent dans les hôpitaux", poursuit Maxime Vander Elst.

Lui et Éric Hensenne, kiné et co-organisateur également, ne s’opposent pas au masque, à la vaccination ou à d’autres mesures mais ils estiment que les enfants n’ont pas à porter sur leurs frêles épaules le poids des mauvais choix du gouvernement. "Il faut d’abord prendre les bonnes décisions envers les adultes, estime Éric Hensenne. C’est vrai qu’un masque, ce n’est pas bien grave mais qu’est-ce que ce sera après? Les crèches sont aussi des lieux contaminants. Va-t-on imposer le masque à des bébés de 6 mois? Il faut que ça s’arrête!"

 

Ne pas se tromper de cible

 

"Trêve de masqu’arades", "Bas les masques sauf au carnaval", "Laissez-nous respirer", affichaient les calicots. "Ma fille de 6 ans porte des lunettes. On doit choisir le masque, obligatoire, plutôt que les lunettes, car les deux ensemble, ça fait de la buée. C’est aberrant", s’insurge une mère.

"Au cours de gym, ce n’est pas pratique pour courir. Et de manière générale, ça nous déconcentre en classe, ça nous empêche de respirer", se désole un trio de garçons de 8 et 10 ans. Pour Laura, maman de deux enfants, le masque empêche tout bonnement l’apprentissage d’un français correct, les échanges interpersonnels et l’expression des émotions. "Laissez-les libres d’être des enfants", clament en chœur les parents, qui considèrent qu’on se trompe de cible et que d’autres mesures auraient été plus adéquates.

"Je ne vois pas l’intérêt de leur faire porter le masque maintenant et de ne fermer les écoles que dans deux semaines, témoigne Marie, dont l’aîné a 8 ans. J’admets que ça implique une réorganisation pour les parents mais si l’urgence est là et qu’on ne veut pas que le virus circule parmi les enfants, on ferme dès à présent car le masque ne sera pas suffisant! Les enfants ne savent pas le porter correctement une journée entière." Elle regrette les clivages que ces mesures provoquent. "Un enfant a refusé de jouer avec mon fils car il ne portait pas le masque! Ça peut vite être dangereux. On ne peut pas être systématiquement dans des “pour” et des “contre” le masque, la vaccination, etc. ll faut pouvoir nuancer et avoir un débat ouvert."

Pour Éric Hensenne, il y a d’autres pistes que le masque dès 6 ans. "Il reste 260 000 personnes de plus de 55 ans avec des comorbidités qui ne sont pas vaccinées. Ce sont celles-là qui sont susceptibles d’être hospitalisées, signale-t-il. Ne faudrait-il pas d’abord les protéger et les sensibiliser davantage?" Arrêtons de faire pleurer les enfants et de les prendre en otage, d’autres solutions existent, concluent les parents.

 

 

 

 

 

 

 


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