BRUXELLES

Grogne de la police: une atmosphère "constructive" entre la ministre et les syndicats, nouvelle réunion prévue ce mercredi

Grogne de la police: une atmosphère "constructive" entre la ministre et les syndicats, nouvelle réunion prévue ce mercredi

Les syndicats de la police et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden se sont vus une nouvelle fois ce mardi dans le cadre des négociations sectorielles. Reporters / QUINET

L’augmentation spécifique des salaires pour les différentes échelles salariales de la police a été discutée. Une nouvelle réunion aura lieu ce mercredi.

La mobilisation à propos notamment d’une revalorisation salariale et des aménagements de fin de carrière tourne au bras de fer entre gouvernement et syndicats. Après une réunion qualifiée de "houleuse" par le front commun syndical jeudi dernier avec la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, une nouvelle concertation a lieu ce mardi matin. Celle-ci a été décrite comme "constructive" par la ministre.

"Aujourd’hui, pour la première fois, l’augmentation spécifique des salaires pour les différentes échelles salariales a été discutée, dans le cadre de l’enveloppe proposée", a fait savoir la ministre dans un communiqué.

"Nous avons formulé un certain nombre de remarques" sur la proposition ministérielle", a expliqué le représentant du syndicat chrétien, Joery Dehaes (ACV-CSC).

Les syndicats s’inquiètent notamment du financement. Une première enveloppe de 75 millions d’euros est garantie, mais une deuxième doit encore être discutée avec les villes et communes. Cette concertation ne débuterait qu’en 2024, ce qui est trop tard, selon le syndicaliste.

Les négociations reprendront mercredi à partir de 10h.

Jeudi dernier, "la ministre a présenté une revalorisation salariale de 75 euros nets par mois, mais qui ne concerne pas les catégories où nous comptons le plus de personnel", avait indiqué le permanent du syndicat socialiste CGSP-Admi, Eddy Quaino. Ainsi, les inspecteurs, qui représentent quelque 22.000 membres des effectifs policiers, "ne toucheraient que 37,5 euros nets de plus par mois, ce qui est loin de répondre à nos attentes".

"En juillet déjà, madame la ministre avait proposé une revalorisation de 35 euros nets par mois, ce que nous jugions alors faible et insuffisant. Cela n’équivaut même pas à un saut d’index", ajoutait le syndicaliste.

L’autre inquiétude présentée par les syndicats dans un communiqué signé en commun concernait le financement de ce budget tenu à un "phasage budgétaire". Ainsi, si une première enveloppe de 75 millions d’euros aurait déjà été garantie par la ministre de l’Intérieur, la seconde, d’un même montant, doit encore passer l’étape de la concertation avec les partenaires. "Une procédure dont les résultats sont annoncés pour 2024-2025...", s’alarmaient les syndicats.

M. Quaino avait également rappelé, une nouvelle fois, l’exigence syndicale de voir le gouvernement fédéral prendre la revalorisation en charge, plutôt qu’au détriment des communes et des zones de police locales.

Les actions de protestation ont été suspendues tant que les négociations se poursuivent.


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