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Rupture de stock partielle pour les pulls de Noël de Lidl: "Qui peut prédire ce qui va faire le buzz?"

Rupture de stock partielle pour les pulls de Noël de Lidl: "Qui peut prédire ce qui va faire le buzz?"

Les pulls «moches» de Noël de la marque allemande ont fait le buzz. © LIDL

En un peu moins de deux semaines, les pulls de Noël de Lidl ont suscité un énorme engouement en Belgique, si bien que certains ne sont déjà plus disponibles et se revendent bien plus chers sur internet. On fait le point avec la marque.

Décidément, Lidl semble connaître la recette du buzz. Après ses baskets kitsch, l’enseigne de hard-discount a encore frappé fort avec ses pulls de Noël à l’effigie de la marque.

Mis en vente depuis le 24 novembre dernier, ces chandails aux couleurs jaunes, rouges et bleues sont partis comme des petits pains sur la boutique en ligne de Lidl. À tel point que plusieurs médias français ou belges ont parlé d’une rupture de stock totale. Ce qui n’est pas vraiment le cas, comme l’explique le porte-parole de Lidl Belgique et Luxembourg.

"Il existe deux pulls ‘brandés’ avec le logo Lidl. L’un des deux modèles est en rupture de stock chez les hommes mais pas chez les femmes, tandis que l’autre n’est plus disponible à la vente en ligne. Toutefois, ces deux pulls de Noël seront disponibles en magasin dès ce mercredi. Nous vendons également d’autres modèles, sans le logo Lidl, qui sont toujours en stock", assure Julien Wathieu.

Des prix multipliés par 3 ou 4 sur le Web: «Pas notre but!»

La conséquence de cette rupture de stock partielle, c’est que ces fameux pulls se revendent à prix d’or sur des sites de seconde main. Vendus pour la modique somme de 8,99 euros par Lidl, ils sont proposés entre 25 et 40 euros, soit trois à quatre fois leurs prix, sur des sites comme Le Bon Coin ou eBay.

Une dérive qui n’est pas neuve puisqu’elle avait également touché les chaussures de sport mises en vente par Lidl en juillet 2020. Une enchère avait même atteint jusqu’à 465 euros pour une paire en taille 46, soit près de 35 fois son prix d’origine (12,99 euros).

"Avoir des pulls qui se revendent plus cher sur des sites de seconde main n’est pas notre but! On souhaite que les clients puissent acheter nos produits au prix auquel ils sont vendus en magasin", se défend Lidl Belgique.

«Drop-culture» et mépris de classe?

Si ce phénomène peut faire sourire, il suscite aussi la controverse. Cette stratégie de "drop-culture", qui consiste à vendre un produit exclusif en petites quantités pour attiser l’intérêt des consommateurs, combinée au "néo-pauvre", une mouvance vestimentaire basée sur l’appropriation par la mode des codes des cultures populaires, ne plaît pas à tout le monde. Dans Slate, la journaliste de mode Alice Pfeiffer parle même de "mépris de classe."

Toutefois, Lidl balaie les critiques d’un revers de la main et assure avoir été pris de court face au "succès retentissant" des pulls. "En fonction de nos chiffres de ventes de pulls de Noël l’an passé, on avait prévu des quantités en suffisance cette année. Mais qui peut prédire ce qui va faire le buzz? Ce fut la même chose pour les chaussures Lidl en 2020. La demande était tellement forte qu’on avait dû en remettre en vente à deux ou trois reprises. On s’adaptera pour l’an prochain", annonce Julien Wathieu.

Ce qui est certain c’est que l’engouement sera le même, si pas plus grand en France, où les pulls ne seront commercialisés que le 16 décembre prochain. "En France, ils ont décidé de vendre le pull plus tard, c’est une stratégie différente de la nôtre. Et même si Lidl France et Lidl Belgique sont deux entreprises bien distinctes, on peut s’entraider. Rien ne dit que nous ne pourrons pas récupérer une partie de leur stock."

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