CORONAVIRUS

Covid: une prochaine pandémie pourrait être "pire", prévient la co-créatrice du vaccin d’AstraZeneca

Covid: une prochaine pandémie pourrait être "pire", prévient la co-créatrice du vaccin d’AstraZeneca

La scientifique britannique Sarah Gilbert, co-créatrice du vaccin d’Oxford/AstraZeneca contre le Covid-19. AFP

Coronavirus: ce ne sera pas la dernière fois qu’un virus menace "nos vies et nos moyens de subsistance", selon la scientifique Sarah Gilbert, co-créatrice du vaccin d’Oxford/AstraZeneca.

Une prochaine pandémie risque d’être "pire", va prévenir ce lundi la scientifique britannique Sarah Gilbert, co-créatrice du vaccin d’Oxford/AstraZeneca contre le Covid-19, appelant à investir dans la recherche pour être mieux préparés à cette éventualité.

"Ce ne sera pas la dernière fois qu’un virus menace nos vies et nos moyens de subsistance. La vérité est que le prochain pourrait être pire. Il pourrait être plus contagieux, ou plus mortel, ou les deux", doit avertir Sarah Gilbert selon des extraits d’un discours qui sera diffusé sur la BBC lundi soir.

Cette professeure de vaccinologie à l’université d’Oxford, qui a contribué à créer un vaccin contre le Covid-19 désormais utilisé dans plus de 170 pays, va appeler à ne "pas perdre" faute de financement les progrès scientifiques réalisés dans la lutte contre le coronavirus.

"Nous ne pouvons pas permettre une situation où, après avoir traversé tout ce que nous avons traversé, nous constatons que les énormes pertes économiques que nous avons subies signifient qu’il n’y a toujours pas de financement pour la préparation à une pandémie", doit-elle dire.

Sarah Gilbert doit aussi s’exprimer au sujet du variant Omicron, contre lequel le Royaume-Uni a accéléré sa campagne de rappel vaccinal et réintroduit le port obligatoire du masque dans les transports et les magasins.

Elle va expliquer que ce variant "comporte des mutations déjà connues pour augmenter la transmissibilité du virus" et que "les anticorps induits par les vaccins, ou par la contamination par d’autres variants, peuvent être moins efficaces pour prévenir l’infection par Omicron".

"Jusqu’à ce que nous en sachions plus, nous devons être prudents et prendre des mesures pour ralentir la propagation de ce nouveau variant", doit-elle plaider.

Pour freiner la propagation de ce virus, le gouvernement britannique a annoncé le week-end dernier que les voyageurs se rendant au Royaume-Uni devront présenter un test négatif avant leur départ.

Ils doivent déjà faire un test PCR au plus tard deux jours après leur arrivée, et s’isoler jusqu’aux résultats.



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