CORONAVIRUS

Pourquoi le nouveau variant du Covid se nomme Omicron et pas Nu ou Xi?

Pourquoi le nouveau variant du Covid se nomme Omicron et pas Nu ou Xi?

L’arrivée durant la semaine écoulée du variant Omicron a été jugée «préoccupante» par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). AFP

Le nouveau variant du coronavirus, Omicron, continue à se propager dans le monde entier. Sa dénomination a fait l’objet d’une hésitation, avant que l’OMS ne lui attribue officiellement cette lettre de l’alphabet grec.

Le nouveau variant B.1.1.529 du coronavirus, identifié pour la première fois en Afrique du Sud, provoque une nouvelle vague d’inquiétude sur la planète.

Omicron présente "un risque très élevé" au niveau mondial a mis en garde l’OMS lundi, tout en soulignant les nombreuses incertitudes qui entourent encore la dangerosité et la transmissibilité du variant.

Un moment baptisé "Nu", ce variant a reçu finalement la lettre "Omicron", la 15e de l’alphabet grec. L’OMS a ainsi évité les lettres "Nu" et "Xi". Pour deux raisons différentes.

"Le terme ‘Nu’peut facilement être confondu avec le mot ‘new’(nouveau en anglais)", explique l’OMS à l’agence de presse américaine AP. Le terme "Xi" est quant à lui, "un nom de famille fréquent", détaille l’OMS. Le président chinois, Xi Jinping, porte d’ailleurs ce nom.

Les meilleures pratiques en matière de dénomination des maladies suggèrent d’éviter de "blesser des groupes culturels, sociaux, nationaux, régionaux, professionnels ou ethniques". D’où ce choix pour "Xi".

C’est aussi pour cette raison que les variants, un temps nommé "Anglais", "Sud-Africain" ou "Indien", se sont vus accoler une lettre grecque, moins stigmatisante pour la région du monde annonçant la découverte de ce variant.

L’OMS avait jusqu’ici respecté l’ordre alphabétique grec, rappelle le journal Libération:

– Alpha désignait le variant B.1.1.7 détecté au Royaume-Uni en décembre 2020;

– Beta, variant B.1.351 (Afrique du Sud, décembre 2020);

– Gamma, variant P.1 (Brésil);

– Delta, variant B.1.617.2 (Inde);

– Epsilon, variant B.1.427/B.1.429 (Californie);

– Zeta, variant P.2 (Rio de Janeiro);

– Êta, variant B.1.525 (Royaume-Uni et Nigeria);

– Thêta, variant P.3 (Philippines);

– Iota, variant B.1.526 (New York);

– Kappa, variant B.1.617.1 (Inde);

– Lambda, variant C.37 (Pérou);

– Et enfin Mu pour le variant B.1.621 (Colombie).

Par de Nu et de Xi donc, mais bien Omicron pour parler du dernier variant B.1.1.529.

Selon le groupe d’experts de l’OMS, les données préliminaires suggèrent que le variant Omicron présente "un risque accru de réinfection". Jamais un variant n’avait provoqué autant d’inquiétude dans le monde depuis l’émergence de Delta, déjà très contagieux.

Outre le Canada, Israël et l’Australie, la présence du variant Omnicron est confirmée en Afrique du Sud, au Botswana, à Hong Kong, et dans plusieurs pays d’Europe, dont la Belgique, l’Allemagne, l’Italie et la République tchèque.

Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires ont annoncé que 13 passagers arrivés d’Afrique du Sud vendredi à Amsterdam étaient porteurs du variant. Le Royaume-Uni a aussi annoncé dimanche un troisième cas, venu d’Afrique australe.

Il faudra "plusieurs semaines" pour comprendre le niveau de transmissibilité et de virulence du nouveau variant, a souligné vendredi l’OMS.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé à "deux à trois semaines" le délai nécessaire aux laboratoires pour déterminer s’ils doivent adapter leur vaccin, appelant dimanche à redoubler de précautions sanitaires pour "gagner du temps" durant cette "course contre la montre".



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