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ENGHIEN

Enghien: 200.000€ pour voir grandir sa fille

Enghien: 200.000€ pour voir grandir sa fille

Sevrien souffre d’un cancer du sein triple négatif. Son espoir de rémission se trouve en Allemagne, mais le coût du traitement est exorbitant. ÉdA

Sevrien, c’est l’amie que tout le monde rêve d’avoir. Mais depuis un an, cette pétillante maman de 37 ans se bat contre le cancer du sein.

Pour ses amis, ses collègues et ses élèves du cours de zumba de Nautisport, à Enghien, Sevrien, c’est un petit bout de femme de 37 ans. Gentille, sincère, généreuse, drôle et aimante, toujours disponible pour écouter les petits malheurs des uns et des autres. Une super jobcoach qui aide depuis des années, avec le même enthousiasme et une quasi-dévotion, des demandeurs d’emploi à retrouver un job. Mais bien plus encore, Sevrien, c’est aussi la maman d’Emy, une petite fille de 3 ans et la compagne de Boris, un homme qui se bat au quotidien avec elle depuis des mois.

En novembre 2020, elle sent un ganglion induré suspect sous l’aisselle. "J’ai alors consulté un médecin qui m’a prescrit des examens. Aucune boule dans le sein à la palpation, rien sur la mammographie ou à l’échographie. Mais le doute est là. Après une IRM et une biopsie, le verdict tombe. C’est un cancer du sein triple négatif."

Un diagnostic malheureusement sans appel pour la jeune femme qui doit directement être prise en charge. Elle doit renoncer à son travail et aux cours de zumba. Elle concentre toute son énergie à se battre contre la maladie.

"Pendant plusieurs mois, j’ai enchaîné les traitements avec des chimiothérapies invasives aux lourds effets secondaires. Au printemps, mon oncologue avait des nouvelles rassurantes. Il m’a affirmé qu’il n’y avait plus rien dans le sein, que j’étais en rémission."

 

200 000€ de traitement pour voir grandir sa fille

 

Des nouvelles qui redonnent le moral à Sevrien, mais l’éclaircie n’est que de courte durée. "Après analyse, le discours de mon oncologue se fait plus sombre. Les chimiothérapies ont fonctionné sur le sein, mais pas sur les ganglions." Le résultat d’un scanner passé dans la foulée est dramatique: il y a des métastases osseuses. Le pronostic vital de la jeune femme est engagé, il y a urgence. Sevrien entame un traitement d’immunothérapie, mais après trois mois, le cancer continue de progresser avec des métastases sur les poumons.

L’équipe soignante qui accompagne Sevrien depuis le début est dans l’impasse: seuls des soins palliatifs lui sont proposés. "J’ai refusé ce constat. J’ai alors exploré d’autres pistes. Je savais qu’il existait un traitement adapté à ma pathologie en Allemagne. Pour en optimiser les résultats, je devais aussi avoir accès à un médicament inaccessible en Belgique: le Trodelvy. Ce dernier permet de ralentir la progression du cancer et d’augmenter l’efficacité de la thérapie allemande."

Sevrien prend alors des contacts en Allemagne et rencontre une nouvelle équipe soignante, à la pointe de cette pathologie. "J’ai remué ciel et terre pour avoir accès au Trodelvy. J’ai aussi monté des dossiers pour pouvoir bénéficier de l’intervention de l’assurance maladie."

Mais, si des possibilités de remboursement du médicament sont envisageables sous des conditions très restrictives; le coût total du traitement est de minimum 200 000€! C’est le coût que Sevrien doit mettre pour garder l’espoir de voir grandir Emy.


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