PRO LEAGUE

Plus fort qu’Alexander De Croo

Plus fort qu’Alexander De Croo

Kompany n’avait pas du tout l’air stressé ce vendredi à sa conférence de presse avant Charleroi. Belga

Menacé pour la première fois depuis qu’il est T1, Vincent Kompany a dribblé toutes les questions chaudes, comme un vrai politicien.

Une demi-heure après le début de la conférence de presse du Premier ministre Alexander De Croo, c’était au tour de Vincent Kompany d’affronter les médias, ce vendredi. Et même si De Croo est bon orateur, il n’y a pas photo avec l’éloquence de Kompany.

En 24 minutes, le T1 des Mauves est parvenu à dribbler toutes les questions difficiles par rapport à sa position qui est menacée, l’entretien avec ses joueurs et la direction, Refaelov qui est sur le banc, les jeunes qui sont moins utilisés et certains choix bizarres. Voici la synthèse de son discours.

1. Se sent-il menacé à Charleroi? Jusqu’à présent, Kompany semblait "invirable" à Anderlecht. Depuis le 1-1 contre Courtrai, sa chaise s’est mise à vaciller. "Mon sort n’est pas important" répond-il. "Ce qui est plus important, est mon travail. Bien sûr que le soutien de la direction n’est pas inconditionnel. Mais elle voit que je travaille beaucoup, que je ne me laisse pas emporter par les émotions et que je regarde les choses objectivement. Financièrement, nous sommes dans le peloton en Belgique. Quand j’étais joueur ici, Anderlecht dépensait deux fois plus que le deuxième. Mais c’est un privilège de vivre cette pression. Celui qui ne la supporte pas, n’a pas sa place à Anderlecht."

2. A-t-il senti le soutien des joueurs lors de leur réunion? La semaine passée, on a beaucoup parlé à Neerpede. Entraîneurs, joueurs et dirigeants se sont dit les choses en face. Visiblement, Kompany a encore le soutien de son groupe : "C’est important pour le club d’avoir le soutien, mais ce n’est pas mon but d’être populaire. Le coach le plus populaire est celui qui a 14 joueurs. Il n’a que trois déçus. Moi, j’ai 35 joueurs…"

En d’autres mots : selon Kompany, les réservistes sont ceux qui râlent, les autres pas. Vont-ils jouer pour lui, à Charleroi? "Cela fait partie de la culture du club de se donner à fond dans chaque match. Je serais déçu de voir que ce groupe ne se donne pas à 100 %, même si c’est un autre coach à ma place."

3. Va-t-il relancer Refaelov? Voilà quatre matchs de suite que Refaelov est sur le banc. Dans un seul de ces matchs (à l’Antwerp), il est monté au jeu. Est-ce que c’est le moment de le relancer? "Certains joueurs méritent plus que d’autres de recevoir leur chance. J’essaie d’être objectif dans mes choix et de ne pas me laisser influencer par des émotions. Sur base des éléments dont je dispose, je fais mon analyse et j’en parle aux autres entraîneurs. C’est une question de forme du moment. Mais qu’une chose soit claire : j’ai énormément confiance en 20, 25 même 30 joueurs de mon noyau."

4. Va-t-il relancer Yari, symbole des Neerpede-boys? Yari Verschaeren n’était pas au coup d’envoi non plus contre Courtrai. En y ajoutant les matchs de coupe d’Europe, il a débuté huit matchs sur le banc, alors qu’il est le chouchou du public. "On a parlé de Rafa, maintenant de Yari. Et on peut aussi parler de Benito, Kouamé ou Amuzu. Ils ont tous joué jusqu’à présent."

En d’autres mots, ils n’ont pas saisi leur chance aux yeux de Kompany. Mais entre-temps, le "process" est remis en question : "Pas du tout! Parfois, les jeunes de Neerpede sont 20 à mes entraînements. Par poste, il y a au moins un Neerpede-boy comme premier concurrent. Ils vont réussir, croyez-moi. Doku devait aussi jouer en U21 au moment où Liverpool le voulait. Sambi a aussi été sur le banc…"

5. Ne change-t-il pas trop son équipe? Surtout dans le secteur offensif, Kompany change souvent de dispositif et de noms. Cela ne crée pas des automatismes. "Il faut une colonne vertébrale dans l’équipe. Mais c’est sur le terrain que les joueurs doivent faire leurs preuves. J’ai été obligé de faire certains changements. Quand un attaquant se prend une rouge, je ne peux pas le mettre le prochain match (petit rire)."

Kompany fait évidemment allusion à Benito Raman, le grand coupable du nul contre Courtrai : "Il y a deux sortes d’erreurs. Des erreurs honnêtes, qu’on peut commettre en travaillant dur. Là, il faut être critique envers le joueur, mais il faut le soutenir. Et puis, il y a les bêtes erreurs avec lesquelles on abandonne son équipe. On doit être hostile à ce genre de fautes."

Pro League

Classement
# MJ V D N B P
1 Union St-Gill. 22 16 4 2 54/20 50
2 FC Bruges 22 12 3 7 43/28 43
3 Antwerp 21 12 5 4 40/24 40
4 Anderlecht 22 10 3 9 51/27 39
5 La Gantoise 22 10 7 5 35/24 35
6 Charleroi 22 10 7 5 38/32 35
7 FC Malines 21 10 8 3 37/37 33
8 KRC Genk 22 9 8 5 44/34 32
9 Courtrai 21 8 5 8 28/24 32
10 Cercle Bruges 22 8 10 4 30/28 28
11 OH Louvain 21 6 7 8 29/34 26
12 Eupen 22 7 11 4 30/38 25
13 St-Trond 22 7 12 3 22/33 24
14 Standard 21 6 9 6 23/35 24
15 Ostende 21 7 12 2 23/43 23
16 Zulte-Waregem 21 6 10 5 31/45 23
17 FC Seraing 22 6 15 1 23/46 19
18 Beerschot 21 2 16 3 16/45 9
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