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GENAPPE

Maxence Van Crombrugge, le patron de la Fédération Horeca Wallonie: "Arrêtons de taper sur l’horeca, les contaminations se font ailleurs"

Maxence Van Crombrugge, le patron de la Fédération Horeca Wallonie: "Arrêtons de taper sur l’horeca, les contaminations se font ailleurs"

Maxence Van Crombrugge aimerait que des mesures soient pour tous les endroits clos. -

Maxence Van Crombrugge, le patron de la Fédération Horeca Wallonie, regrette que des mesures ne soient pas prises pour la ventilation des salles de classe et des bureaux.

Le Comité de concertation a tranché: l’horeca devra donc fermer à 23 heures et les tables devront se limiter à six personnes (sauf pour les membres d’un ménage, qui peuvent être davantage à table). Un secteur relativement épargné, alors que le monde de la nuit devra à nouveau fermer ses portes.

Pour les représentants du secteur horeca, le sentiment est contrasté.

"C’est viable pour les restaurants et les hôtels mais pas pour les cafés ni pour le monde de la nuit, réagit Maxence Van Crombrugge, patron de la Fédération Horeca Wallonie. C’est souvent à 23 h que l’ambiance commence. Et c’est justement ça qui est visé par le gouvernement: que les gens ne boient pas trop et que les gens ne respectent pas les gestes barrières. Quant au nombre de personnes par table, on parlait de limiter à 4 donc je suis soulagé que ce soit finalement passé à 6. Quatre, ça aurait été trop restrictif, on aurait eu trop d’annulations. Le gouvernement a donné un petit coup de frein, de nouveau sur les mêmes secteurs. Il faut arrêter de toujours taper sur l’horeca, les contaminations se font ailleurs."

 

«Travailler les fenêtres ouvertes et ouvrir les locaux de classe»

 

Dans le viseur du nouveau patron de l’horeca wallon, les endroits clos comme les écoles et les bureaux. Le restaurateur de Genappe estime que le protocole exigé à l’horeca devrait être appliqué également dans ces environnements, où l’on reste généralement plusieurs heures.

"L’impact principal, ce sont tous ces endroits clos où les gens restent assis toute la journée. Je pense aux classes d’école, aux entreprises, aux fonctionnaires. C’est là qu’il doit y avoir un protocole d’aération, de ventilation. Dans l’horeca, on a tous des détecteurs de CO2 et des hottes puissantes qui aspirent l’air dans les salles. Dans les classes, il n’y a pas tout ça. Le minimum serait de travailler les fenêtres ouvertes et d’ouvrir les locaux de classe. Il y aurait beaucoup moins de contaminations. Tous ces endroits sont des incubateurs et c’est là qu’il faut agir."



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