ÉCONOMIE

Covid: les métiers de bouche craignent l’incertitude qui entoure les fêtes de fin d’année

Covid: les métiers de bouche craignent l’incertitude qui entoure les fêtes de fin d’année

DURIS Guillaume - stock.adobe.com (Illustration)

Alors qu’un Comité de concertation doit avoir lieu ce vendredi matin, traiteurs et bouchers craignent l’incertitude qui entoure les fêtes de Noël et de fin d’année, indique Ivan Claeys de la Fédération nationale des bouchers, charcutiers et traiteurs de Belgique.

Le secteur demande aux différents gouvernements une approche ferme et de clarifier les règles applicables à l’approche de Noël et du Nouvel An, les préparatifs de cette période très chargée ayant déjà commencé. La majorité de ceux-ci dépend en effet de la réglementation qui s’appliquera dans un mois.

"Je pense que ce sera comme en 2020", estime M. Claeys, qui table sur des fêtes plus petites et moins de personnes admises dans les foyers. L’année dernière, les fêtes à grande échelle ont été interdites, ce qui a pesé sur les traiteurs et les bouchers, ajoute-t-il.

"Il y avait de plus petits plats. Nos membres ont même travaillé avec des commandes pour à peine deux, quatre ou six personnes." Certaines recettes réalisées pour des groupes plus importants, comme la dinde, ont alors été abandonnées. "C’est du travail en plus et cela coûte du personnel supplémentaire."

«L’Horeca et le catering au bord de la noyade»

40% de chiffre d’affaires en moins par rapport à la même période avant la pandémie de coronavirus. La 4e vague et les mesures supplémentaires qui ont été mises en place, le CST et le port du masque, ont provoqué une chute spectaculaire des revenus de l’Horeca et du catering, estime ce jeudi Comeos, la fédération du commerce et des services.

"Aujourd’hui, un restaurant est vraiment un lieu sûr. Toutes les entreprises disposent aujourd’hui d’un compteur de CO2 pour mesurer la qualité de l’air, seuls les clients vaccinés ou testés sont les bienvenus et ils portent tous un masque, tout comme le personnel. Si nous sommes honnêtes, c’est beaucoup plus sûr que d’accueillir des gens dans votre maison aujourd’hui", a déclaré Dominique Michel, CEO de Comeos.

Pour le secteur, le coût supplémentaire des primes de fin d’année s’élève à 250 millions d’euros soit un million d’euros pour une chaîne horeca de taille moyenne.

"Cette situation est intenable. Nous demandons donc de toute urgence au gouvernement d’intervenir en faveur des entreprises touchées, comme l’année dernière. Les périodes de chômage temporaire dans le calcul de la prime de fin d’année seront supportées par le gouvernement, les périodes d’activité par les entreprises elles-mêmes. Le secteur est à bout de souffle depuis près de deux ans. Nous avons désespérément besoin de soutien maintenant. De même, il serait préférable de prolonger le chômage temporaire jusqu’au premier trimestre de 2022, notamment pour le secteur de l’Horeca. Les chiffres du chômage temporaire sont de nouveau en hausse", conclut M. Michel.

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