EMPLOI

4 travailleurs sur 10 ont besoin d’être formés pour assurer leur maintien en emploi

4 travailleurs sur 10 ont besoin d’être formés pour assurer leur maintien en emploi

Les travailleurs mieux formés sont plus productifs et plus employables, ce qui réduit leur risque de chômage (en tout cas de durée de chômage) et d’inactivité. phpetrunina14 - stock.adobe.com

Quatre travailleurs sur dix ont besoin de nouvelles compétences pour assurer leur maintien en emploi ou une reconversion professionnelle, a fait savoir jeudi lors d’une conférence de presse Steven Vanackere, vice-gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB) et vice-président du Conseil supérieur de l’emploi (CSE), au moment de présenter le dernier rapport du CSE concernant la formation continue des salariés.

Pourtant, "quatre adultes sur dix ne souhaitent pas participer à la formation continue", a souligné Steven Vanackere. "Certains groupes présentent malheureusement des taux de participation à la formation continue plus faibles", a ajouté M. Vanackere. En particulier les personnes faiblement diplômées et les plus de 55 ans.

Si le taux de participation de formations continues en Belgique (54%) est dans la moyenne européenne (52%), "l’Allemagne, la France et surtout les Pays-Bas (74%) sont bien au-delà de nos performances", a relevé le vice-président du CSE.

La moitié (54%) seulement des travailleurs estime très important d’être formée dans le cadre de leur emploi actuel. Plus interpellant encore, note le CSE, les pourcentages de ceux qui jugent important (43%) ou très important (13%) de se former pour un autre emploi sont parmi les moins élevés au niveau européen.

Le Conseil constate par ailleurs que la très grande majorité (84%) des entreprises contribue à la formation de ses travailleurs, "c’est davantage que la moyenne de l’UE et pas loin des meilleurs". En moyenne, la taille de la firme reste cependant un aspect important de l’intensité de formation. Le CSE montre aussi que les investissements en formation ont un impact positif sur la productivité et sur les salaires, mais que l’effet sur la productivité prévaut.

Les travailleurs mieux formés sont plus productifs et plus employables, ce qui réduit leur risque de chômage (en tout cas de durée de chômage) et d’inactivité. Un ciblage spécifique sur certains groupes sous-représentés est d’autant plus pertinent pour le CSE que ce sont aussi ceux dont l’employabilité est la plus à risque.

Enfin, le Conseil supérieur de l’emploi a également formulé quatre recommandations principales: améliorer la coordination et rationaliser le système de formation continue; mieux aligner l’offre de formation sur les besoins du marché du travail; encourager la participation, en particulier pour les groupes sous-représentés et enfin renforcer l’outil statistique pour évaluer la politique de formation.

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