Fin du blocage de la 5G en Belgique: les enchères mi-2022, avec peut-être un quatrième opérateur

Fin du blocage de la 5G en Belgique: les enchères mi-2022, avec peut-être un quatrième opérateur

Après trois ans de négociations compliquées, la Belgique vient de lever le dernier obstacle qui retardait la commercialisation à grande échelle des services mobiles 5G. Andrey Popov – stock.adobe.com

Le dernier frein à l’organisation des enchères de la fréquence de la 5G vient d’être levé par le Comité de Concertation.

Bloqué en gare depuis 2018, le train de la 5G en Belgique quittera officiellement le quai au deuxième trimestre 2022. Le tout dernier obstacle vient d’être levé. Le Comité de Concertation vient d’approuver la version revue et corrigée des cinq projets d’arrêtés royaux qui fixent les conditions des enchères des fréquences de la 5G. Prochaine étape: la publication des arrêtés royaux au Moniteur belge.

Après cette publication officielle, l’Institut Belge des Postes et Télécommunications (IBPT) bénéficiera de six mois pour orchestrer ces enchères ouvertes aux opérateurs qui disposent d’un réseau mobile en Belgique (Proximus, Orange, Telenet/Base) et aux candidats opérateurs. Seront en jeu: les licences d’utilisation des lots des nouvelles bandes de fréquences radioélectriques indispensables à l’exploitation de la 5G. Durée de ces licences: 20 ans.

 

Lancement commercial en 2022

 

Attendue entre avril et juin 2022, cette procédure des enchères "sera assez rapide", nous assurait en septembre 2021 Michel Van Bellinghen, le président de l’IBPT. "Ce n’est pas quelque chose qui dure six mois. Une fois que tout est préparé et que le signal est lancé, c’est l’affaire de quelques jours, après la recevabilité de l’offre de chaque candidat."

"Les opérateurs auront aussi besoin de quelques mois pour procéder au déploiement de la 5G", précise Petra De Sutter, la ministre des Télécommunications. "Les citoyens et les entreprises belges pourront donc assurément disposer de la 5G en 2022."

 

Une porte moins ouverte que prévu

 

Une fois les offres dépouillées et les lots de fréquences attribués, un quatrième nom d’opérateur actif sur le marché des particuliers (B2C, business to consumer) pourrait sortir du chapeau, en marge de Proximus, Orange, et Telenet/Base. Les enchères autorisent cette possibilité, mais dans des conditions moins favorables que prévues initialement. Les enchères ouvrent aussi la porte à un ou plusieurs opérateur centrés sur les professionnels (B2B, business to business).

Dans ces conditions, qui pourrait décrocher des licences en plus des trois grands? Voici les différents scénarios définis par l’IBPT. "Ces textes modifiés rendent possibles soit l’arrivée d’un quatrième opérateur B2C et un opérateur B2B; soit l’arrivée d’un quatrième opérateur B2B très ambitieux; soit l’arrivée d’un ou plusieurs opérateurs B2B uniquement si aucun quatrième opérateur B2C et B2B, ou B2B très ambitieux, ne se présente."

La société brugeoise Citymesh convoite ouvertement l’un de ces rôles dans cette redistribution des cartes.

 

 

La question du pactole

 

Si toutes les fréquences mises aux enchères trouvaient acquéreur, la procédure devrait rapporter environ 800 millions d’€. Avec quelle clé de répartition? Les communautés ne veulent plus du ratio 20/80 qui profite au fédéral. Face à cette pierre d’achoppement qui divise depuis 2018, le Comité de concertation a décidé de botter en touche en mai 2021. La problématique de la répartition sera résolue… après les enchères.

 

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