DINANT

VIDÉO | Dinant: 2 nouveaux élus PS… de la majorité ou de la minorité?

Deux nouveaux conseillers communaux ont pris place ce lundi soir à la table du conseil. Dans la coulisse les discussions se poursuivent, en vue de reformer une majorité stable.

Ils s’appellent Jean Briot (70 ans) et Alain Rinchard (49 ans). Ce lundi soir, ils ont prêté serment en tant que conseillers communaux (PS) lors de la séance fixée, en présentiel, à l’hôtel de Ville. Ils remplacent l’échevin Laurent Belot et la conseillère Audrey Bernard, récents démissionnaires (ils avaient préalablement quitté la majorité, tous deux ne se sentant plus en phase avec le fonctionnement de l’équipe en place).

Jean Briot habite Thynes. Il est pensionné. Auparavant, il exerçait en tant que peintre en bâtiment. Alain Rinchard est commerçant (il est tenancier de la taverne/crêperie Le Dinan situé sur la Croisette).

 

 

Dans quelle disposition intègrent-ils l’assemblée communale? Se considèrent-ils comme membre de la majorité? De la minorité? "On n’est plus dans la majorité, répond Alain Rinchard. On va dire qu’on est une opposition constructive dans le sens où on va voter, en fonction des dossiers et de l’intérêt pour les Dinantais, avec la majorité ou l’opposition." Et d’ajouter: "La majorité telle qu’elle est maintenant ne va pas tenir longtemps. Tout est en train de se négocier. Est-ce qu’on y sera? On n’y sera pas? Une chose est sûre, notre priorité, ce sera les Dinantais. Il faut arrêter cette guéguerre."

L’actuel conseiller de l’action sociale se dit prêt à endosser le rôle d’échevin du Commerce et du Tourisme (qu’endossait le désormais ex-échevin Laurent Belot) et à plonger dans les dossiers entamés (redynamisation de la rue Grande, suivi du dossier des lettres géantes, etc.), si cela se présentait. "Je suis patron depuis 19 ans et dans le commerce depuis 30 ans. J’ai aussi été vice-président de l’association des commerçants. Ça me semble logique." Et d’ajouter: "Quand on se met sur une liste, on sait qu’on peut monter comme conseiller ou comme échevin. Il faut assumer."

L’homme est disposé à lâcher du lest d’un point de vue professionnel si nécessaire. "Mais rien n’est encore fait… loin de là."

Aux côtés d’Alain Rinchard, Jean Briot entre dans la danse. "Au départ, j’avais dit que, vu mon grand âge, j’arrêterais et que je n’accepterais pas le poste, et puis j’ai changé d’avis dans l’intérêt du parti. À 70 ans, il est prêt à "apprendre sur le tas. Ça va être un changement. Mais le parti et les élus sortants sont là pour nous aider."

Il voit ce mandat comme un "aboutissement". Ce qui lui plaît: "C’est qu’ici, on sera plus près des gens." Il espère plus de "stabilité. Je vais m’évertuer à travailler pour les Dinantais. En espérant que tout s’arrange et que la population dinantaise sera contente."

Rentrer dans un tel chaos politique, ce n’est pas l’idéal. "C’est vrai qu’on ne sait pas trop où on va…", concède-t-il. Il laisse à Linda Culot, présidente de l’USC, (l’Union socialiste communale dinantaise dont il est le vice président) le soin de démêler les cartes.

Le PS ne veut pas d’une majorité "vaille que vaille"

Contactée, cette dernière confirme que des négociations sont toujours en cours. "On a l’impression qu’il ne se passe rien, que c’est un peu calme. Mais ça prend du temps de discuter. Il y a déjà eu plusieurs rencontres avec les différentes familles politiques pour essayer d’aplanir les choses. Et d’autres sont encore prévues prochainement."

Car la majorité dinantaise, avec 12 sièges sur 23 reste très fragile. "D’autant plus que des conseillers menacent de siéger comme indépendants", rappelle Linda Culot.

D’après elle, le PS ne fait clairement plus partie de la majorité actuelle. "Les conditions ne nous conviennent plus. Mais nous espérons qu’il est possible de recréer une majorité forte et stable." Car avec la configuration actuelle "ça vivote. Ça ne tiendra pas. Tout est un peu foireux."

D’après elle, "il faut reprendre les projets entamés et venir avec des dossiers intéressants."

Elle estime que les deux nouveaux élus PS pourraient monter dans une majorité. "Mais pas à n’importe quel prix. Il reste trois ans qu’il faut mettre à profit. Il ne faut pas se tromper. Autant donc discuter à tête reposée et voir les différents groupes plusieurs fois." Elle parle aussi de retravailler le programme, si nouvelle majorité il devait y avoir. "Il faut faire les meilleurs choix pour tout le monde. On n’acceptera pas de monter dans une majorité vaille que vaille."

Depuis le départ de Laurent Belot, les différents échevins se sont redistribués les matières, de manière provisoire, afin de poursuivre ce qui avait été entamé. Pour le reste, on navigue à vue.


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