Vukomanovic : "Trouver des leaders pour mettre le feu"

L’ancien adjoint de Luzon explique comment il a inversé la tendance, en 2014-15.

Ivan Vukomanovic a été l’adjoint de Guy Luzon, puis l’entraîneur principal, entre 2013 et 2015. Il a connu les deux visages du Standard à Sclessin : performant lors de la première saison de l’entraîneur israélien, puis en difficulté la saison suivante. Depuis Goa, où il est installé avec son équipe de Kerala Blasters pour lancer le championnat d’Inde ce vendredi, il donne des pistes de réflexion pour sortir la tête de l’eau.

Sclessin peut être un atout majeur, ou une pression terrible, pour un joueur. Comment gérer cet aspect quand cela ne va pas?

Pour jouer au Standard, il faut de la personnalité, il faut connaître le club, son contexte, son histoire. Avec Guy (Luzon), on avait hérité d’un groupe déjà composé à 80 %, avec des leaders qui se détachaient : Van Damme, Ciman, Vainqueur. Il y avait de la jeunesse, avec Michy (Batshuayi), Ezekiel et Polo (Mpoku). Guy a apporté ses épices, et cela a fonctionné. La deuxième saison a été plus compliquée parce qu’on a perdu des joueurs importants. Michy, Ezekiel et Vainqueur sont partis, on avait la coupe d’Europe qui coûtait de l’énergie et les joueurs arrivés ont mis du temps à s’adapter.

Comment avez-vous modifié le cours des choses, à domicile?

Je me suis appuyé sur les personnalités du groupe : Ciman, Van Damme, De Camargo, Mpoku, Mujangi Bia, qui a été précieux. Pour jouer au Standard, il faut des qualités, mais juste après il faut de la personnalité. Le beau foot, c’est bien, mais il faut savoir s’arracher, se battre, le public attend ça. Il fallait trouver des leaders pour mettre le feu.

Dans l’équipe actuelle, les leaders ne se dégagent pas. Comment y remédier?

Depuis deux ou trois ans, on voit que cela manque de personnalité, de caractère. Les jeunes, issus de l’académie, savent ce que c’est, la pression de Sclessin, ce que cela représente. Mais il faut faire prendre conscience aux nouveaux joueurs de là où ils mettent les pieds. Ils doivent savoir ce que veut dire jouer au Standard. Et je ne suis pas certain que c’est toujours le cas. Pour en revenir au leadership, j’aime assez cette phrase : un grand leader n’est pas quelqu’un qui va guider, mais qui va former les autres à devenir leaders. L’entraîneur va repérer les joueurs capables d’aider les autres, et il va leur donner l’espace nécessaire pour s’exprimer. Et ce n’est pas une question d’âge. Polo (Mpoku) avait 21 ans, mais il avait les qualités pour être un leader.

Pro League

Classement
# MJ V D N B P
1 Union St-Gill. 22 16 4 2 54/20 50
2 FC Bruges 22 12 3 7 43/28 43
3 Antwerp 21 12 5 4 40/24 40
4 Anderlecht 22 10 3 9 51/27 39
5 La Gantoise 22 10 7 5 35/24 35
6 Charleroi 22 10 7 5 38/32 35
7 FC Malines 21 10 8 3 37/37 33
8 KRC Genk 22 9 8 5 44/34 32
9 Courtrai 21 8 5 8 28/24 32
10 Cercle Bruges 22 8 10 4 30/28 28
11 OH Louvain 21 6 7 8 29/34 26
12 Eupen 22 7 11 4 30/38 25
13 St-Trond 22 7 12 3 22/33 24
14 Standard 21 6 9 6 23/35 24
15 Ostende 21 7 12 2 23/43 23
16 Zulte-Waregem 21 6 10 5 31/45 23
17 FC Seraing 22 6 15 1 23/46 19
18 Beerschot 21 2 16 3 16/45 9
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